28/01/2026
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AGNEBY-TIASSA/ ALORS QU’IL BENEFICIE D’UN NON-LIEU, UN MILITANT DES DROITS DE L’HOMME ARBITRAIREMENT DETENU

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Depuis près d’une année, une affaire qu’on tente d’étouffer dans la région de L’Agneby-Tiassa, l’affaire de l’arrestation et de la détention provisoire de Zabré Yobi Issiaka, agriculteur et militant très actif de l’International Congrès des Droits Humains et Humanitaires (ICDH), fait grand bruit.

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Depuis près d’une année, une affaire qu’on tente d’étouffer dans la région de L’Agneby-Tiassa, l’affaire de l’arrestation et de la détention provisoire de Zabré Yobi Issiaka, agriculteur et militant très actif de l’International Congrès des Droits Humains et Humanitaires (ICDH), fait grand bruit. L’homme et quatre (4) de ses proches qui résident dans la cité de Yakassé-Mé (Adzopé) ont été arrêtés et violentés dans la matinée, du lundi 3 juin 2024, par des hommes en armes encagoulés, provoquant l’indignation des populations de la région, de la Société civile et de la communauté paysanne de Côte d’Ivoire.

 

Aussi l’ICDH et son président Sylvin Néan Téré, dans le cadre de la surveillance, de la promotion, défense et de la protection des droits de l’Homme, en tant que gardien du droit, ont tenu à rappeler récemment, à l’attention du ministre de la Justice et Garde des Sceaux , «les faits en rapport avec la situation de violation des libertés et des droits fondamentaux du Sieur Zabré Yobi et quatre de ses proches (…) Monsieur le Garde des Sceaux, dans le cadre de l’affaire Zabré Yobi Issiaka  et quatre de ses proches, nous venons par la présente exposer les circonstances de l’interpellation et de la détention de notre militant et ses proches depuis le mois de juin 2024 jusqu’à ce jour. Zabré Yobi, militant très actif de l’Internationale Congrès des Droit de l’Homme (ICDH) et quatre de ses proches ont été arrêtés dans la cité de Yakassé-Mé sur l’axe Abidjan-Adzopé, lieu de résidence de Zabré Yobi, très tôt dans la matinée, du lundi 3 juin 2024, et conduits au Groupement des Moyens Généraux sis à l’hôtel Sébroko à Abidjan », a noté l’ICDH dans un courrier à l’attention du ministre.

 

Selon l’épouse et la famille du détenu, « des éléments encagoulés et lourdement armés, sans aucun mandat dument établi », auraient « fait irruption au domicile Zabré Yobi  et procédé  à des fouilles suivies de séquestrations et à des actes de torture, selon les témoignages prévenus eux-mêmes ». Lesquels ont été « conduits à Abidjan dans les locaux du Groupement des moyens Généraux » à l’Hôtel Sébroko.  A les en croire, lors de cette descente musclée, les biens appartenant aux prévenus ont été emportés, notamment une somme de trois millions (3.000.000) de Franc CFA provenant de la vente de ses produits agricoles, un véhicule de type 4×4 de marque Nissan, immatriculé: 4955ET01 et une moto de marque TV5 125. Mais comment en est-on arrivé là ?

 

Il ressort des témoignages de l’ICDH et des proches qu’alors que Zabré Yobi était absent de la Côte d’Ivoire, son jeune frère Ouédraogo Wahabo, planteur, aurait été pris à parti et abattu froidement à l’arme à feu par des individus qui convoiteraient leurs exploitations agricoles aux fins de se les approprier. Alerté depuis le Burkina Faso, son pays natal où il s’était rendu, il a écourté son séjour après avoir appris le décès de son jeune frère,  pour se rendre à Yakassé-Mé afin de saisir le tribunal d’une plainte pour l’assassinat de ce dernier, mais aussi pour récupérer les affaires, la femme et les enfants du défunt en vue de les conduire au pays pour organiser les funérailles dans les normes traditionnelles, auprès de leur père.

Mais Zabré Yobi Issiaka n’aura pas le temps Le Tribunal de Première instance du Plateau innocente les victimes d’honorer la mémoire de son frère. Il sera accusé, sans aucune preuve, du meurtre de son jeune frère et arrêté avec 4 autres proches puis conduit à l’Hôtel Sébroko où il passera douze (12) jours de détention avant d’être déféré au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), le vendredi 14 juin 2024. Mais leur implication dans le meurtre de Ouédraogo Wahabo n’a pu être établie. C’est ainsi que, faute de preuves contre Zabré Yobi et ses codétenus, le 5e Cabinet d’instruction du Tribunal de première instance d’Abidjan Plateau rend en leur faveur, le 2 octobre 2024, un non-lieu, à travers une ordonnance qui leur sera signifié, le  lendemain 3 octobre  2024. Hélas, malgré le non-lieu, ceux-ci sont toujours détenus sans jugement, au mépris de leurs droits.

 

Pendant ce temps, des personnes détiennent et gèrent la plantation de cacao du défunt Ouédraogo Wahabo dont ils se partagent  le revenu « avec des complicités dans l’environnement administratif, policier et militaire et de la région », explique la femme du détenu qui clame l’innocence de son époux et de ses proche, à la suite du président l’ICDH,  Sylvin Néan Téré   qui a saisi par courrier plusieurs chancelleries à Abidjan. C’est pourquoi ils soumettent l’affaire à l’attention des autorités compétentes et demandent la libération immédiate du militant de l’Internationale Congrès des Droits de l’Homme (ICDH) Zabré Yobi Issiaka et ses quatre proches.

 

Pour Sylvin Néan Téré et l’épouse du détenu, c’est une détention arbitraire au mépris de leurs droits. Un complot qui vise à réduire au silence Zabré Yobi Issiaka en raison de son activisme, mais surtout à l’écarter de la plantation de son jeune frère dont la famille a été expropriée. L’ICDH entend livrer à la presse dans les prochains jours, les circonstances de la mort de Ouédraogo Wahabo et le vol de ses biens ainsi que les noms des auteurs et complices du complot au niveau administratif et militaire dans le chef-lieu de la région de L’Agnéby-Tiassa, qui a débouché sur la détention arbitraire de Zabré Yobi Issiaka et la spoliation de la plantation du défunt.

 

Olivia Durand

1 réflexion sur “AGNEBY-TIASSA/ ALORS QU’IL BENEFICIE D’UN NON-LIEU, UN MILITANT DES DROITS DE L’HOMME ARBITRAIREMENT DETENU

  1. Je pense que ce n’est pas un crime de lutter pour les droits des autres
    C’est injuste de voir quelqu’un qui aime les autres et de le laisser souffrir , c’est un père, un frère et un enfant 🤧 j’avais oublié un mari également.
    Que deviendront ses proches sans lui . Ce serait un trouble psychologique qui peut conduire à la révolte

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