27/01/2026
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SHOWBIZ EN COTE D’IVOIRE/PROMOTION DU ZOBLAZO : L’UJOCCI ET MEIWAY S’ALLIENT

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L’Union des Journalistes Culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI) a pris l’engagement de soutenir la star de musique ivoirienne, Meiway, le créateur du Zoblazo, Meiway, dans ses activités professionnelles. Une façon de préserver le genre qu’il a créé mais aussi soutenir mais aussi de contribuer à la promotion de la musique ivoirienne. Pour ce faire, les deux

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L’Union des Journalistes Culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI) a pris l’engagement de soutenir la star de musique ivoirienne, Meiway, le créateur du Zoblazo, Meiway, dans ses activités professionnelles. Une façon de préserver le genre qu’il a créé mais aussi soutenir mais aussi de contribuer à la promotion de la musique ivoirienne. Pour ce faire, les deux entités ont scellé un partenariat, le vendredi 20 juin 2025, lors de la première édition des Grands Plateaux de l’UJOCCI, à l’Espace Ménékré Legend de la Riviera-Attoban, à Cocody. « Zoblazo : Hier, dans la continuité de l’héritage » était le thème de cette édition où de nombreux journalistes culturels ont pris part.

 

« Tout ce qui est Meiway devient désormais une affaire personnelle de l’UJOCCI », a annoncé le président de l’UJOCCI, Jean-Marc Tonga, qui a profité de l’occasion pour exposer un pan de son programme. Un voyage d’immersion culturelle dans une localité de la Côte d’Ivoire, la formation sur les NTIC du 27 au 28 juin prochain, et une action sociale en faveur des familles des journalistes défunts, début juillet constituent, entre autres, le menu de l’agenda de l’UJOCCI. Le premier voyage d’immersion a eu lieu, à Grand Boubouri, à Jacqueville, le 31 mai dernier.

 

Meiway, pour sa part, a apprécié l’initiative de l’UJOCCI qui va le soutenir dans la promotion de ses œuvres. Meiway a profité de l’occasion pour dérouler aussi son agenda. Il promet un nouvel album dans le dernier trimestre de 2025, s’il n’y a pas de crise électorale en Côte d’Ivoire. Il a un concert au festival ‘’Nuit d’Afrique’’ en juillet au Canada et un concert fin juillet au Gabon sont dans son programme. Ainsi que le spectacle du 2 août 2025, au stade de Grand Bassam. Et un hommage à son frère cadet, Deza X, le 3 août prochain, en guise de commémoration aux 20 ans du défunt.

 

 

Meiway a rappelé qu’au début de sa carrière, en 1989, il s’est vu dans l’obligation de créer le Zoblazo parce que les genres musicaux à l’époque en Côte d’Ivoire tels que Ziglibiti, le Gôli, le Gbêgbê, etc. ne pouvaient pas franchir les frontières ivoiriennes. Pourtant la Côte d’Ivoire était la plaque tournante de la musique en Afrique de l’ouest si non en Afrique. Il a pris l’exemple de Manu Dibango, Mory Kanté, Salif Kéïta, Bokana Maïga, etc. qui ont connu du succès à partir d’Abidjan. C’est comme cela qu’il a concilié le folklore N’zima, de sa région, Bassam, aux sonorités internationales pour obtenir le Zoblazo. « J’ai essayé et ça a marché. Merci à Dieu », a confié la star de la musique ivoirienne. Il est fier d’avoir été meilleur artiste ivoirien dès son premier album. Meiway est d’autant plus satisfait qu’avec l’album ‘’Les génies vous parlent’’ dans les années 97, il a obtenu la palme d’or du meilleur artiste, meilleur clip et meilleur arrangement au Kora.

 

Meiway est fier de ce que sa musique est enseignée à l’Institut national supérieur des arts et actions culturelles (INSAAC), preuve de son ancrage dans le patrimoine et de sa contribution à la formation des générations futures. Mais Meiway estime que son héritage, ce sont les œuvres qu’il va laisser à la postérité lorsqu’il ne sera plus sur cette terre des hommes. « Honnêtement, je ne cherche pas d’héritier. Et c’est cela la légende », a indiqué l’artiste. Le créateur du Zoblazo déplore qu’il n’y ait pas de solidarité dans le milieu des artistes chanteurs. « En Côte d’Ivoire, on est pas uni. Je fais partie des artistes qui sont combattus en Côte d’Ivoire. On me reproche d’avoir une grande gueule. Pourtant je suis le reflet de la société. C’est-à-dire celui qui exprime la voix des populations », a-t-il argumenté.

 

Meiway estime que c’est parce qu’il est critique le pouvoir que son projet du centre de formation d’un coût d’environ 5 milliards FCFA n’a pas abouti. Ce centre sera composé d’un studio d’enregistrement, de salle de spectacle et de formation, etc. Le centre sera situé à Bassam. Meiway n’a pas manqué de confier que ses titres sont faits pour éveiller les consciences et interpeller la population. Il a pris le cas de ‘’Voilà string’’ qui avait pour objectif de sensibiliser les filles qui ne s’habillaient pas décemment. « Il y a des choses qu’un homme doit être seul à voir chez sa compagne », a-t-il ironisé. Meiway a indiqué qu’avec les majors, l’artiste n’est pas libre. « Je veux être indépendant et être propriétaire de mes propres œuvres », a-t-il révélé.

 

Olivia Durand

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