1ÈRE JOURNÉE NATIONALE DU CIVISME FISCAL : LA DGI VEUT COLLECTER 5200 MILLIARDS FCFA EN 2025
La mobilisation des ressources internes constitue l’un des défis de la Direction générale des impôts (DGI) en vue de financer le développement de la Côte d’Ivoire. Pour ce faire, le paiement des impôts par le contribuable est très attendu par ladite direction. C’est dans ce contexte que la première Journée nationale du civisme fiscal a
La mobilisation des ressources internes constitue l’un des défis de la Direction générale des impôts (DGI) en vue de financer le développement de la Côte d’Ivoire. Pour ce faire, le paiement des impôts par le contribuable est très attendu par ladite direction. C’est dans ce contexte que la première Journée nationale du civisme fiscal a eu lieu, le jeudi 17 juillet 2025, au palais de la Culture Bernard Dadié, à Treichville. « Civisme fiscale et le développement » était le thème de cette journée une grande première dans l’histoire de la DGI.
Le directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou a annoncé que son institution a une obligation de collecte de 5200 milliards FCFA en 2025. Et que cet objectif peut être atteint que par la mobilisation efficiente des ressources internes de la Côte d’Ivoire. Le besoin en financement des actions de développement en Côte d’Ivoire, a-t-il révélé, est de plus en plus croissant. C’est en cela que la journée du civisme fiscal s’inscrit dans la dynamique durable de sensibilisation des contribuables.
Pour lui, il faut créer un espace de dialogue et de rapprochement des citoyens pour en vue d’une prise de conscience du paiement des impôts. « L’amélioration du civisme fiscal est un défi. Nous devons ensemble construire un nouvelle culture fiscale fondée sur la responsabilité et la transparence », a indiqué Ouattara Sié Abou. Selon lui, il faut faire du contribuable un partenaire dans le but du civisme fiscal. « Ensemble, cultivons le civisme et payons nos impôts avec sourire », a confié Ouattara Sié. Il s’est réjoui de l’introduction en 2002 de l’impôt dans l’enseignement et de la création de la sous-direction dédiée au civisme fiscal en 2017.
Pour le représentant du ministre des Finances et du Budget, Vassogbo Bamba, directeur de cabinet adjoint, cette activité, la première du genre, s’inscrit dans le cadre global des actions de communication de masse pour le paiement volontaire de l’impôt. Il a insisté sur le fait que l’impôt est la principale ressource qui permet à l’Etat de faire face à ses charges régaliennes. « C’est pourquoi nos plus hautes autorités mettent un point d’honneur à l’accroissement des recettes intérieures. Dans ce sens, des réformes majeures ont été engagées faisant progresser les recettes fiscales de 994 milliards FCFA en 2011 à 4 250 milliards FCFA en 2024 soit près de 500% en l’espace de 13 ans », dira-t-il.
Il a invité les populations à s’acquitter de leurs impôts : « Chaque fois qu’un citoyen s’acquitte de ses obligations fiscales, il apporte sa pierre à la prospérité de notre pays » a-t-il dit. Pour Vassogbo Bamba, le taux de fiscalité se situe autour de 13%, et cela est largement en dessous de la norme communautaire qui est d’au moins 20% du PIB. D’où son appel à perpétuer cette journée et à promouvoir la culture du civisme fiscal auprès des citoyens et des entreprises.
Mme Yao Madeleine, coordonnatrice du Projet d’amélioration de la gouvernance, de la délivrance des services de base aux citoyens (PAGDS), pour sa part,
s’est réjouie de ce que son institution appuie la DGI depuis 2015. Et que le soutien du PAGDS à la DGI dans le cadre de la mobilisation des ressources interne date de 2019. Elle a dit espérer que la journée va permettre de sensibiliser la population qui va doit prendre conscience de ce que payer l’impôt lui permet de bénéficier des actions du gouvernement.
Olivia Durand