REFLEXION CRITIQUE SUR L’ATTITUDE POLITIQUE DE M. TIDJANE THIAM, PRESIDENT DU PDCI-RDA
Il apparaît désormais clairement, dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, que M. Tidjane Thiam ne présente ni le profil, ni l’attitude politique de M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. Et tout porte à croire qu’il ne s’en approchera jamais, du moins dans sa manière d’assumer la posture d’homme d’État.
Il apparaît désormais clairement, dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, que M. Tidjane Thiam ne présente ni le profil, ni l’attitude politique de M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. Et tout porte à croire qu’il ne s’en approchera jamais, du moins dans sa manière d’assumer la posture d’homme d’État.
Accéder à la magistrature suprême d’un pays ne se résume pas à un parcours académique ou professionnel exceptionnel. Cela requiert aussi la capacité à affronter et à surmonter des épreuves, à faire preuve de maîtrise de soi, de respect de l’autre, et d’une hauteur d’esprit indispensable dans le débat public. À cet égard, M. Tidjane Thiam ne semble pas encore prêt.
Lors d’un entretien accordé à l’éminent journaliste camerounais Alain Foka, journaliste reconnu pour la qualité de ses échanges avec les grandes figures du monde, M. Tidjane Thiam a montré des signes de perte de contrôle, particulièrement face à des questions critiques mais légitimes. Ce comportement suscite une interrogation sérieuse : peut-on confier la direction d’un État à un homme qui réagit avec condescendance ou irritation dès lors qu’il est confronté à la contradiction ?
Comparaison n’est pas raison, mais elle peut être éclairante. M. Alassane Ouattara, lui, a toujours prôné une attitude mesurée, respectueuse, y compris dans l’adversité politique. Même lorsqu’il désapprouve une opinion ou une déclaration, il le fait en gardant une retenue de langage, précédant toute remarque critique par une formule d’excuse ou de prudence verbale, comme : « Excusez-moi, ce n’est pas dans mes habitudes, mais cela relève du mensonge. »
À l’inverse, M. Tidjane Thiam, dans ce même entretien, a tenu des propos dénigrants et méprisants à l’encontre de plusieurs personnalités ivoiriennes. Il a notamment attaqué, sur un ton particulièrement désagréable, le Professeur Arthur Banga, simple observateur du débat politique, ainsi que M. Jean-Louis Billon, entrepreneur reconnu et figure importante du secteur privé en Côte d’Ivoire. Ces attaques gratuites et personnelles traduisent non seulement une absence de maîtrise de soi, mais également une forme d’intolérance à la critique, pourtant essentielle en démocratie.
Un homme d’État se doit d’affronter sereinement les épreuves et les contradictions. Il doit être capable de dialoguer avec tous, y compris ses adversaires, dans un esprit d’écoute, de respect et de responsabilité. La comparaison entre M. Tidjane Thiam et M. Alassane Ouattara, bien que parfois tentante, met en évidence deux approches fondamentalement opposées : l’une tournée vers le débat apaisé, l’autre marquée par la réaction épidermique.
Être titulaire d’un brillant parcours académique et professionnel ne suffit pas à faire de quelqu’un un homme d’État. Diriger un pays de plus de 20 millions d’habitants dans un contexte sous-régional et international complexe exige aussi maturité émotionnelle, sens du compromis, et respect des institutions comme des personnes.
Si M. Tidjane Thiam aspire à exercer une telle fonction, il lui faudra apprendre à se maîtriser, à faire preuve de retenue et à respecter ses contradicteurs. En démocratie, ce sont précisément ces contradicteurs qui enrichissent le débat et permettent le progrès des idées. Les mépriser, c’est ignorer les exigences fondamentales de l’engagement politique responsable.
In lignes expérimentales de la conception Kalifalienne