23/07/2026
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CÔTE D’IVOIRE : WORODOUGOU PREMIÈRE RÉGION IVOIRIENNE CERTIFIÉE « FIN DE DÉFÉCATION À L’AIR LIBRE »

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Abidjan, 1er juillet 2026 – C’est une date à marquer d’une pierre blanche pour les habitants du Worodougou. Ce 1er juillet 2026, cette région a officiellement décroché la précieuse certification « Fin de défécation à l’air libre » (FDAL). Une reconnaissance historique délivrée par la Direction de l’Assainissement en Milieu Rural (DAR) du Ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS), qui symbolise une véritable révolution des habitudes d’hygiène, née d’une collaboration exemplaire entre l’État, les Pays-Bas, l’UNICEF et les communautés locales.

 

Situé au nord-ouest de la Côte d’Ivoire, le Worodougou, avec ses près de 430 000 âmes réparties sur des centaines de villages et campements, est ainsi devenu le tout premier territoire ivoirien à atteindre ce statut. Une victoire d’autant plus éclatante que, pas plus tard qu’en 2024, un habitant sur trois y était encore contraint de déféquer en plein air, un chiffre parmi les plus élevés du pays.

Derrière ce tour de force se cache une alliance puissante : le gouvernement ivoirien, le Royaume des Pays-Bas, l’UNICEF, l’ONG International Friendship Service (IFS) et, surtout, la mobilisation formidable des communautés locales. Un effort conjoint qui s’inscrit dans la troisième phase du programme ASWA III, soutenu par les Pays-Bas et piloté avec brio par le corps préfectoral.

 

Pour Jean-François Basse, le représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, cette réussite est bien plus qu’une certification, c’est un phare. « Elle prouve qu’un changement profond et durable de notre cadre de vie est à portée de main lorsque la population se lève, les dirigeants politiques s’engagent et les experts apportent leur savoir-faire. C’est un exemple éclatant pour toute la Côte d’Ivoire et même au-delà, dans la sous-région, » a-t-il déclaré avec enthousiasme.

 

Car au-delà des chiffres, cette avancée est avant tout une question de vie et de dignité. En bannissant la défécation à l’air libre, c’est la santé des enfants qui est protégée, leur présence à l’école assurée, et la dignité des familles retrouvée. C’est un coup d’arrêt porté à ce cercle vicieux qui lie la pauvreté, la maladie et la précarité dans nos campagnes.

 

Cette formidable étape nous rapproche de l’objectif national d’offrir à tous des installations sanitaires dignes d’ici 2030. Cependant, le défi est désormais de maintenir ce statut FDAL sur le long terme. Un accompagnement sans faille et le renforcement des structures, tant étatiques que locales, seront essentiels pour que cette victoire ne soit pas éphémère.

 

L’UNICEF, pour sa part, a chaleureusement salué l’engagement exemplaire du MINHAS, du corps préfectoral et des leaders communautaires, tout en exhortant à ne pas relâcher les efforts pour que ces acquis soient non seulement maintenus, mais aussi renforcés au fil du temps. Le MINHAS (Ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité), pilier de cette politique nationale, et sa DAR, garant de ces certifications, continuent de jouer un rôle central.

 

L’UNICEF, organisation mondiale présente dans plus de 190 pays, reste un partenaire indéfectible, œuvrant sans relâche pour que chaque enfant ait accès à des services essentiels d’eau, d’hygiène et d’assainissement, surtout dans les zones rurales, les écoles et les centres de santé.

 

MÉITÉ Aboubakar

 

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