CÔTE D’IVOIRE/RETOUR AU VILLAGE POUR LES « ANCIENS ONO SALCI 70 » : RETROUVAILLES MÉMORABLES À GRAND-BASSAM
La photo de famille des Anciens ONO Salci 70 du 15 aout 2026
Ils ont grandi ensemble dans la petite bourgade d’Ono, célèbre pour son ananas, avant que la vie ne les disperse. Près de cinquante ans plus tard, les membres de la plateforme « Anciens ONO Salci 70 » se sont retrouvés, samedi 15 août, en plein jour de l’Assomption, au cadre luxueux du VIP Espace Bedelys à Mockeyville (Grand-Bassam). Une deuxième édition placée sous le signe de la convivialité, du souvenir et d’un projet d’avenir : le retour aux sources.
Abidjan, 16 aout 2026 – Ils étaient une trentaine d’hommes et de femmes, tous animés par la même flamme, à avoir répondu présent à l’invitation de la plateforme « Anciens ONO Salci 70 ». Après une première rencontre initiée l’an dernier à la même période, cette édition 2026 a vu le cercle s’agrandir avec des personnalités marquantes : Mme Anne Marie EKUE, le footballeur Michel DEBRE, le juriste Maître Beda, le docteur Kingsley, l’artiste Ano Hypolite du groupe Sotheca, et la star du reggae ivoirien Serge KASSY. Tous ont en commun d’être originaires d’Ono, cette petite commune d’environ cinq mille habitants, située à une douzaine de kilomètres de Bonoua, jadis réputée pour ses plantations d’ananas.

Ces anciens enfants d’Ono, dont les parents étaient enseignants ou travailleurs à l’usine, ont été dispersés par les aléas de la vie. Samedi, marqués par les rides mais habités par la même énergie, ils ont renoué avec leur passé, dans une ambiance à la fois émouvante et joyeuse.
La rencontre a débuté par une prière de bienvenue prononcée par le frère N’Draman suivie d’une minute de silence en mémoire des membres disparus, en particulier Augustine, décédée une semaine plus tôt. Puis, Pagnol Boua Marcel, l’un des administrateurs en chef de la plateforme, a pris la parole pour présenter chaque participant, retracer les conditions de leur présence et dévoiler l’ordre du jour.

Après les formalités, un copieux repas traditionnel a été servi, offrant un véritable voyage gustatif aux convives : poisson braisé accompagné d’attiéké, riz à la sauce aubergine, foutou sauce pistache… de quoi ravir les papilles et créer une ambiance chaleureuse.
Après le déjeuner, la parole a été donnée à chacun. Le micro passant de main en main, les anecdotes drôles et les souvenirs d’enfance ont afflué. Des histoires hilarantes, des moments de complicité enfouis depuis des décennies ont resurgi, provoquant des éclats de rire qui ont fait se tordre plus d’un. Ce moment de partage intense a permis de resserrer les liens et de raviver la flamme de l’amitié.

La discussion s’est ensuite orientée sur l’avenir de la plateforme. Deux axes majeurs ont été débattus. D’abord, la solidarité et le soutien mutuel. Il a été convenu de maintenir une dynamique de bienveillance. Les membres absents ou silencieux sur la plateforme ne doivent pas être exclus, mais au contraire encouragés par des appels réguliers et des mots d’attention.

Enfin, le retour aux sources. Un projet ambitieux a vu le jour : celui d’un retour à Ono, à l’instar de leurs parents disparus. Une délégation de trois personnes a été désignée pour rencontrer les sages du village et recueillir leur avis sur cette éventualité.
Par ailleurs, les participants ont opté pour une structure légère, une « amicale », plutôt qu’une association ou une mutuelle aux lourdeurs administratives et financières. Ce choix vise à préserver l’esprit de rassemblement et d’inclusion, en évitant toute contrainte qui pourrait freiner la dynamique.

À l’issue de ces discussions, un bureau a été constitué pour piloter l’amicale :
- Président : Yves BAH
- Vice-président : Pagnol Marcel BOUA
- Conseillère : Mme Djénéba DIALLO
- Conseillers : François ADEPO, Maître Beda et YAO Marius Trésor (chargé de la presse et de la communication).
Le bilan financier reste positif, avec un gain de près de 70 mille francs en caisse. Quitus a été donné au président d’en faire l’usage qu’il convient.

La rencontre s’est achevée par des appels en visioconférence avec les membres présents en Côte d’Ivoire qui n’ont pu se déplacer, ainsi qu’avec la diaspora. Tous ont salué l’initiative et exprimé leur souhait de voir l’amicale s’étendre à d’autres membres encore réticents.
Pour immortaliser cette journée riche en émotions et en symboles, une photo de famille a réuni tous les participants. Une preuve éclatante que, pour ces enfants d’Ono, l’union fait la force et que le chemin vers les racines est désormais tracé.
MÉITÉ Aboubakar