23/10/2026
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CÔTE D’IVOIRE/LE SALON DES INFRASTRUCTURES D’ABIDJAN (SIA 2026) OUVRE SES PORTES : VERS UN AVENIR BÂTI SUR L’INNOVATION ET LA DURABILITÉ

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La photo de famille des officiels à l'issue de la cérémonie d'ouverture

Abidjan, 18 septembre 2026 – La 5ème édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026) a démarré en fanfare ce jeudi 17 septembre, et vous avez jusqu’au samedi 19 septembre 2026 pour le découvrir au Parc des expositions d’Abidjan. Ce rendez-vous incontournable est placé sous l’égide du Premier ministre, chef du gouvernement, M. Robert Beugré Mambé, et bénéficie du soutien de M. Yacouba Hien Sié, ministre des Infrastructures et de l’Entretien Routier.

 

Cette année, le salon met l’accent sur des sujets cruciaux, la digitalisation, l’économie circulaire et la gestion durable des ressources du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Et pour couronner le tout, la République de Guinée est l’invitée d’honneur, représentée par une délégation importante, menée par M. Facinet Sylla, leur ministre des Infrastructures.

 

En ouvrant les festivités, le Premier ministre a rappelé un point essentiel. Une infrastructure, ce n’est pas qu’un simple édifice. C’est un moyen de connecter les régions isolées, de dynamiser l’économie et, surtout, d’améliorer concrètement la vie de nos populations. Face aux défis environnementaux et climatiques actuels, il a invité les acteurs du BTP à changer radicalement leur manière de travailler. Il faut, selon lui, intégrer la modélisation numérique, le recyclage des matériaux et adopter des technologies respectueuses de l’environnement.

 

Le Premier ministre a également insisté sur le fait que l’État ne peut pas financer seul tous les grands projets d’infrastructures. Il a donc lancé un appel vibrant aux investisseurs, qu’ils soient locaux ou internationaux, aux institutions financières et aux entreprises du BTP. Son objectif est clair, le gouvernement souhaite que le secteur privé ne se contente plus d’exécuter des commandes publiques, mais qu’il devienne un véritable partenaire sur le long terme, capable de concevoir, d’investir, de financer et de gérer ces projets. Il a d’ailleurs réaffirmé l’importance capitale des partenariats public-privé (PPP) pour donner vie à des réalisations majeures dans des domaines variés comme les transports, le logement, l’eau, l’énergie et le numérique.

 

De son côté, Yacouba Hien Sié, ministre des Infrastructures, a souligné le rôle vital du BTP dans l’économie ivoirienne, représentant environ 6 % du PIB. « L’État ne peut pas tout faire seul. Nous voulons bâtir des partenariats solides, équilibrés et porteurs de valeur avec les investisseurs et le secteur privé », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que le SIA n’est pas qu’une simple exposition, mais un espace concret d’action, de réflexion et de concrétisation de projets finançables.

 

Le ministre guinéen des Infrastructures, Facinet Sylla, a quant à lui plaidé pour des infrastructures de qualité, capables de résister au changement climatique et génératrices de valeur. Il a même présenté « Télémo », un tout nouvel outil guinéen (qui signifie « transparence » en langue guerzé) pour gérer et suivre les projets publics. L’idée est d’assurer rigueur, efficacité et, surtout, une transparence totale dans la commande publique.

 

« Nous ne sommes pas venus à Abidjan pour faire de belles promesses, mais pour construire des partenariats concrets et durables », a-t-il affirmé, invitant le secteur privé ivoirien et international à prendre toute sa place dans le développement de la Guinée.

 

Enfin, Lamine Koné, président du Groupement Ivoirien du Bâtiment et des Travaux Publics (GIBTP), a clairement posé l’ambition de ce sommet international qui est de moderniser les pratiques de construction en Afrique. Pour y parvenir, il mise sur trois piliers indissociables, la digitalisation, l’économie circulaire et la gestion durable des ressources. Il nous invite à laisser derrière nous le modèle dépassé du « extraire, construire, démolir, jeter » pour adopter une approche bien plus responsable.

 

Koné a ensuite détaillé ces trois axes stratégiques. Pour la digitalisation, les outils numériques comme la maquette 3D permettent d’éviter le gaspillage et d’optimiser les coûts, soulignant l’importance de les rendre accessibles aux petites et moyennes entreprises ivoiriennes. Concernant l’économie circulaire, il encourage l’utilisation des matériaux locaux (comme la terre compressée, la latérite, ou le bois issu de forêts bien gérées) et le recyclage des déchets de chantier. Et pour finir, sur la gestion durable, il nous appelle à penser en « coût global », en intégrant dès le départ la performance énergétique et la protection de nos précieuses ressources naturelles.

 

MÉITÉ Aboubakar

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