CÔTE D’IVOIRE/PRÉPARATION DU 4E SICA (2026) : AMADOU COULIBALY FAIT DES PROMESSES AUX RÉALISATEURS ET PRODUCTEURS
Amadou Coulibaly, 3è à partir de la gauche, veut tenir compte des préoccupations des professionnels1
Les préparatifs de la quatrième édition du Salon international du contenu audiovisuel d’Abidjan (SICA), vont bon train. C’est à juste titre que le ministère de la Communication, initiateur dudit salon et le commissaire général ont initié une série de rencontres des acteurs en vue de tenir compte de leurs préoccupations pour le succès de ce grand rendez-vous africain de l’audiovisuel et du cinéma. C’est dans ce contexte que les producteurs et réalisateurs séniors ont été conviés à une concertation, le mardi 22 septembre 2026, au 8e étage de l’immeuble Sciam, à Abidjan-Plateau. Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement a promis le soutien de l’Etat aux producteurs et réalisateurs en vue du développement du secteur.
Le « sempiternel » problème de formation, d’insertion professionnelle, de financement, de structuration du secteur, etc. a été présenté par les producteurs et réalisateurs séniors. Mieux ils ont proposé la mise sur pied d’une commission pour statuer sur les différents problèmes. Ce sont les propositions d’Akissi Delta, Djira Youssouf, Akafou Bertin, Honoré N. etc.

Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement ivoirien, s’est réjoui de la présence de ces réalisateurs et producteurs qui sont les doyens dans le milieu non sans louer leur foi en l’audiovisuel et cinéma en Côte d’Ivoire. Pour lui, il s’agit d’user des voies et moyens pour passer à une industrie cinématographique et audiovisuelle en Côte d’Ivoire. C’est en cela que le Sica, a-t-il dit, est un instrument idéal pour atteindre cet objectif. « Nous devons être capables de transformer notre histoire en une industrie. Et passer de l’écriture au développement sans omettre le financement et la distribution », a relevé Amadou Coulibaly pour qui le Sica doit être un espace de promotion intergénérationnelle. L’ambition du gouvernement, a confié le ministre, est de faire en sorte que l’histoire de l’Afrique en général de la Côte d’Ivoire en particulier soit écrit par les autochtones eux-mêmes. Parce que le cinéma et l’audiovisuel permettent à un pays de s’imposer au plan culturel. Conscient du fait que le talent ne suffit pas, Amadou Coulibaly a rassuré que le gouvernement ne ménagera pas d’efforts pour permettre aux professionnels d’avoir les moyens et le matériel nécessaire pour contribuer au développement du secteur. C’est aussi la raison pour laquelle le ministre de la Communication a annoncé que l’Etat a besoin de savoir les besoins et attentes des professionnels du secteur.
Le commissaire général du Sica, Oumar Konaté, directeur de cabinet dudit ministère a rassuré qu’il faut mettre en place un mécanisme durable en vue du développement du secteur. Il a promis des actions concrètes d’ici la tenue du Sica qui est fixée du 26 au 28 novembre 2026. Pour lui, il faut instituer des critères pour la profession de réalisateur et de producteur. Il a même révélé qu’il y a environ un milliard FCFA à l’Agence de soutien et de développement des médias (ASDM) pour garantir les financements de projets. Mais cette somme n’est pas utilisée faut de projets fiables. Et que l’Afrexim bank a un plus de 500 millions FCFA comme garantie pour les projets.
« Economie des contenus et diplomatie culturelle : mieux structurer l’industrie audiovisuelle et cinématographique africaine » est le thème de ce 3e Sica qui va se tenir du 26 au 28 septembre 2026, à Sofitel hôtel ivoire, à Cocody.
Les figures des médias, les créateurs de contenus, les écoles et établissements de formations auront une rencontre, ce jeudi 24 septembre, avec le ministère de la Communication et le commissaire général du SICA.
Les partenaires institutionnels, les organisations et faîtières professionnelles, les diffuseurs et les acteurs ont été déjà rencontrés.
Le SICA 2026 vise à transformer l’industrie audiovisuelle et cinématographique africaine en un marché de référence, un hub de formation, un laboratoire d’innovation, et un moteur de diplomatie culturelle.
Olivia Durand