CYCLISME AFRICAIN : LES PRÉSIDENTS ET SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX EN SÉMINAIRE À KISUMU POUR RENFORCER LES FÉDÉRATIONS
Le président de la CAC, Dr Allah-Kouamé et son équipe au grand complet assistent au Championnat d'Afrique de cyclisme sur route
La Confédération Africaine de Cyclisme (CAC) organise, du 19 au 20 octobre 2026, un séminaire à l’attention des présidents et secrétaires généraux des fédérations nationales, à Kisumu, au Kenya. Objectif : passer de la stratégie à l’action pour bâtir des fédérations plus solides.
Abidjan, 19 octobre 2026 – Depuis ce matin, les bords du lac Victoria à Kisumu, au Kenya, accueillent le cyclisme continental. Les présidents et secrétaires généraux des fédérations africaines se sont donné rendez-vous pour un séminaire de deux jours (les 19 et 20 octobre 2026). Organisée par la Confédération Africaine de Cyclisme (CAC), cette rencontre s’articule autour d’un défi majeur : traduire les stratégies en actions concrètes pour solidifier les bases du cyclisme en Afrique. Au total, une trentaine de délégués venus de dix pays participent à ces échanges.

Pour lancer les discussions, la Secrétaire Générale de la CAC, la Dre Vedvin Jaïka, a pris la parole en premier. Elle a insisté sur la nécessité de moderniser la gestion des fédérations et d’encourager le partage d’expériences entre les pays. Son message était clair, il vise à se serrer les coudes, renforcer les liens entre la CAC et les structures nationales, et surtout, trouver des solutions pratiques pour faire grimper les jeunes sur les vélos partout sur le continent.
Le président de la CAC, le Dr Yao Jean-Marie Allah-Kouamé, a ensuite expliqué le sens profond de ce regroupement. « Réunir nos dirigeants est devenu une évidence. À la CAC, et ce depuis la présidence du Dr AZZAM, nous partageons une conviction simple : on ne peut pas viser des résultats de classe mondiale avec une gestion amateur », a-t-il rappelé avec bon sens.
Pour ce qui est du calendrier, il a précisé que la formule avait été repensée en accord avec l’Union Cycliste Internationale (UCI), qui soutient financièrement l’événement. « L’idée est de caler ce séminaire juste avant ou juste après nos grandes compétitions. Cela permet de réduire les frais de voyage et de rassembler plus de monde. Aujourd’hui, dix pays ont répondu présent, mais nous devons faire encore mieux à l’avenir, car les besoins sur le terrain sont réels. », a-t-il conseillé.
Le président a ensuite posé un diagnostic lucide, mais plein d’espoir, sur l’état du cyclisme africain. « Le talent et la passion sont là, mais nos administrations restent fragiles et manquent parfois de méthode. Un président sans une équipe solide à ses côtés, c’est comme un capitaine de bateau sans boussole. Et un secrétaire général qui n’est pas formé, c’est un moteur sans carburant. Vous êtes les piliers de nos fédérations. Si vous grandissez, nos coureurs brilleront et la CAC n’en sera que plus forte. Ce que vous allez apprendre ici durant deux jours n’a rien de théorique : ce sont des outils concrets pour résoudre vos problèmes de tous les jours. », a-t-il déclaré.
Les ateliers se termineront demain, mardi 20 octobre. Ce séminaire arrive d’ailleurs au moment idéal. Il y a quelques jours à peine, le Dr Allah-Kouamé était au Canada pour défendre la cause du cyclisme africain auprès de l’UCI. Il y a obtenu une oreille attentive et un soutien renforcé, à un moment où les coureurs africains commencent à se faire remarquer sur la scène mondiale. C’est cette belle énergie que la CAC veut désormais transformer en actions concrètes, à partir de Kisumu.
MÉITÉ Aboubakar