CÔTE D’IVOIRE/RECOUVREMENT DES RECETTES FISCALES DU TROISIÈME TRIMESTRE 2026 : LA DGI FAIT UN MANQUE À GAGNER DE 28 MILLIARDS FCFA
Ouattara Sie Abou, 3ème à partir de la droite, veut recouvrer au moins 6000 milliards au 31 décembre prochain
La Direction générale des Impôts (DGI) a mobilisé 1476,24 milliards FCFA sur les trois derniers mois de 2026, pour un objectif de 1504,4 milliards. Un léger trou de 28,16 milliards qui n’entame pas l’optimisme du DG Ouattara Sié Abou qui vise 6000 milliards FCFA au 31 décembre prochain. C’est la promesse qu’il a faite, le vendredi 23 octobre dernier, à l’hôtel Radison Blu, à Abidjan-Port-Bouët, lors du séminaire bilan du troisième trimestre 2026 et perspective du quatrième trimestre.
De janvier à septembre, la DGI a collecté 4 469,16 milliards FCFA sur 4 489,4 milliards attendus, soit 99,5% de réalisation. Mieux : par rapport à 2025, c’est une envolée de 18,88%, soit + 708,76 milliards FCFA. « Le potentiel n’est pas exploité entièrement », a prévenu le directeur général, Ouattara Sié Abou, en félicitant ses équipes. Le thème du séminaire donnait le ton : « Contrôle fiscal : résultats, difficultés et propositions d’amélioration ». L’Objectif du 4e trimestre de la Dgi c’est de recouvrer 1400 milliards FCFA et l’objectif annuel est de 5 890,4 milliards FCFA. Le défi de la régie financière au 31 décembre 2026, c’est d’atteindre au moins 6 000 milliards FCFA. Mais en quoi faisant ? En changeant de méthode. C’est-à-dire mettre fin aux contrôles tous azimuts mais cibler chirurgicalement les entreprises à risque, en s’appuyant sur la Direction des enquêtes, du renseignement et de l’analyse de risques (DIRA). C’est-à-dire plus d’efficacité, moins de chevauchements, et surtout mettre fin à ce que certains opérateurs dénoncent comme du « harcèlement fiscal ». « Il faut qu’on en parle ici sans détour et sans faux-fuyant », a annoncé Ouattara Sié Abou à ses directeurs.
Le directeur de cabinet adjoint, Vassogbo Bamba, représentant le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a recadré les enjeux : « Le contrôle fiscal n’est pas qu’une question d’argent. il permet de rétablir la justice et l’équité fiscales, de lutter contre la fraude et la concurrence déloyale ». Pour le ministère de tutelle il faut maintenir la pression mais dans les règles. Le ministère de l’Economie, des Finances et du Budget attend des propositions concrètes du séminaire pour muscler le recouvrement.
Le dernier trimestre est très décisif en ce sens que la DGI doit recouvrer en plus de l’objectif initial du dernier trimestre (1400 milliards FCFA), 20 milliards FCFA que les contribuables doivent à la régie financière.
Salifou Koné