AVANT LE SCRUTIN DU 25 OCTOBRE EN CÔTE D’IVOIRE, LES ÉLÈVES CHASSÉS DES CLASSES À YAMOUSSOUKRO, DES TIRS NOURRIS
À 5 jours de l’élection présidentielle, la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro ne manque pas de manifestations contre la perspective d’un quatrième mandat présidentiel, du président sortant, Alassane Ouattara. Les élèves des établissements
À 5 jours de l’élection présidentielle, la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro ne manque pas de manifestations contre la perspective d’un quatrième mandat présidentiel, du président sortant, Alassane Ouattara. Les élèves des établissements Gandhi sis à Assabou, le lycée mixte vers le quartier 80 logements, le lycée municipal et le lycée Mamie Adjoua, l’École le Mini-Monde de Morofé, Carrefour Bani ont été priés par les antis quatrièmes mandat de quitter les classes, ce lundi 20 octobre 2025. Les tirs continuent.

Les rues de plusieurs quartiers, notamment les 220 Logements, Assabou, et Morofé, ont été jonchées de barricades de fortune, dressées par des manifestants déterminés à faire entendre leur « ras-le-bol » face au pouvoir en place. Ces barrages sont symbolisés par des feux, symbolisant la protestation. L’impact de ces troubles est particulièrement visible dans le secteur éducatif. De nombreuses écoles et collèges ont été vidés de leurs apprenants, ces derniers pour certains ont rejoint le mouvement pour clamer leur « NON AU 4ème Mandat ». Les établissements perturbés sont le Collège Gandhi sis à Assabou, le lycée mixte vers le quartier 80 logements, le lycée municipal et le lycée Mamie Adjoua.
La situation la plus critique a été observée dans le quartier de Morofé où, depuis la nuit dernière, des tirs nourris ont été enclenchés par les forces de l’ordre en direction des manifestants. Le climat est qualifié de « balistique », marquant une escalade dans la réponse sécuritaire. « C’est une manière d’interpeller le régime Ouattara, le pouvoir en place. Une manière de lui dire que nous ne voulons plus de lui au pouvoir », ont déclaré en chœur des manifestants, résumant l’enjeu de leur mobilisation.

Le bilan humain de ces violences est encore incertain. Notre source a cependant rapporté qu’une jeune dame aurait été touchée par balle. À l’heure actuelle, aucune information officielle n’est disponible sur l’incident. Malgré l’ambiance tendue et la poursuite des tirs dans les zones d’affrontements, la circulation dans le reste de la ville semble, paradoxalement, maintenir une allure « normale », suggérant une concentration des troubles dans des foyers précis. La tension monte à l’approche du scrutin du samedi prochain.
Correspondance particulière K. N’Guessan