CÔTE D’IVOIRE : LA RESPONSABILITÉ POLITIQUE DEVANT L’HISTOIRE QUI RETIENDRA VOS ORGUEILS FACE AUX PROCHAINES MORTS D’IVOIRIENS.
Dans le tumulte grandissant et assourdissant qui secoue la vie politique de notre pays, la Côte d’Ivoire, à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025, je prends humblement la plume, non en tant que chef, mais comme simple citoyen, militant de l’opposition épris de paix, pour adresser cet appel pressant au Médiateur de la République, à la Chambre des rois et chefs traditionnels, à la Conférence des Évêques catholiques de Côte d’Ivoire et à l’Alliance des guides religieux de Côte d’Ivoire.
Dans le tumulte grandissant et assourdissant qui secoue la vie politique de notre pays, la Côte d’Ivoire, à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025, je prends humblement la plume, non en tant que chef, mais comme simple citoyen, militant de l’opposition épris de paix, pour adresser cet appel pressant au Médiateur de la République, à la Chambre des rois et chefs traditionnels, à la Conférence des Évêques catholiques de Côte d’Ivoire et à l’Alliance des guides religieux de Côte d’Ivoire.
Notre Nation traverse un moment critique. Les discours de haine, les incitations à la violence verbale et physique, proférés en toute impunité au sein de la classe politique, ne sont plus des écarts isolés, mais des symptômes alarmants d’une dérive qui menace le vivre-ensemble ivoirien. La récente déclaration publique de Monsieur Ibrahim Cissé Bacongo, Secrétaire exécutif du RHDP, appelant à affronter dans la rue les militants et sympathisants de l’opposition, est une provocation grave, un appel à la confrontation civile, et un franchissement dangereux de la ligne rouge.
Dans le même temps, le refus obstiné du pouvoir en place de s’engager dans un dialogue politique sincère, de procéder à une nouvelle révision du fichier électoral, et d’intégrer les principaux leaders de l’opposition (Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Noël Akossi Bendjo) sur la liste électorale, constitue une menace directe à la crédibilité du processus électoral.
Cette exclusion arbitraire d’hommes politiques majeurs, porteurs d’espérances pour une large frange de la population, jette un lourd discrédit sur l’échéance électorale à venir.
Face à cette situation, le PDCI-RDA a annoncé une marche pacifique prévue pour le 11 juin 2025 à Cocody, afin de réclamer le respect des droits démocratiques, l’inclusivité du processus électoral et la justice politique.
Cette marche, loin d’être un acte de défi, est un cri d’alerte citoyen et républicain.
Elle incarne le dernier recours d’un peuple désarmé, mais lucide, qui refuse la résignation et réclame la paix dans la justice.
En tant que simple citoyen de ce pays nôtre, j’en appelle donc à votre sagesse, à votre autorité morale et spirituelle, à votre rôle ancestral de gardiens de la cohésion sociale.
Le silence, dans ce contexte, serait une complicité passive.
Il est temps de vous lever, de parler, de servir de pont entre les frères devenus adversaires, et de rappeler à tous << pouvoir comme opposition >> que la Côte d’Ivoire vaut mieux que la division et la haine.
Nos villages, nos mosquées, nos églises, nos quartiers, nos familles ont besoin de PAIX.
Mais cette paix ne sera possible que si les règles démocratiques sont respectées, si chaque voix peut être entendue, si chaque citoyen peut voter pour le candidat de son choix, librement et dans la joie.
Prévenir la violence, ce n’est pas condamner les marches pacifiques, c’est condamner les appels à l’affrontement.
Ce n’est pas bâillonner les opposants, c’est garantir leurs droits.
Ce n’est pas se réfugier dans l’autoritarisme, c’est tendre la main au dialogue.
Ce n’est pas protéger un homme ou un clan, c’est protéger la République.
Je vous supplie de prendre vos responsabilités.
De vous adresser à la Nation.
De rencontrer les acteurs politiques.
De vous interposer là où l’orgueil et la peur alimentent la discorde.
Car l’histoire jugera dans quelques semaines…
Et elle n’oubliera pas ceux qui ont parlé, ni ceux qui ont gardé le silence.
Moi, j’ai décidé d’être dans le camp de ceux qui n’ont pas gardé le silence…
C’est un appel du cœur.
Un appel de raison.
Un appel de paix.
Évitez à ce pays le coup de fusil qui risque de le détruire définitivement.
J’ai visité le Liberia et j’ai eu des larmes aux yeux…
Il est encore temps de se parler et de freiner cette spirale de violence qui arrive comme un tsunami.
Pas besoin de faire des études en modélisation mathématique pour conclure que la Côte d’Ivoire est au bord du précipice…
Les loups et les vampires sont prêts… ils n’attendent que les marres de sang des ivoiriens pour vendre des images journalistiques à donner de l’audimat à leurs chaînes de télévision macabres…
Monsieur Ibrahim Cissé Bacongo, non et non ! Vous êtes un homme d’état. On ne répond pas comme cela en pareille circonstance comme un homme d’adjamé Bracodi -bar…
Ressaisissons- nous tous !
Permettons à tout le monde d’être candidat.
C’est au RHDP-RDR d’apporter la palme et la couronne de l’apaisement comme l’article 48 utilisé par l’ex-président GBAGBO LAURENT pour faire d’Alassane Ouattara un candidat, à titre exceptionnel… moi, je me suis exprimé en tant que simple citoyen libre et j’aurai prévenu… Cette fois-ci, nous n’irons pas chercher 80 témoins à charge, ni à décharge…
ALIA KOFFI RODRIGUE
CADRE MILITANT DU PDCI-RDA.
MEMBRE DU GRAND CONSEIL RÉGIONAL.
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE SECTION.