FINANCEMENT DE LA MUSIQUE : LES BANQUIERS EXPOSENT LEURS CRITÈRES AUX ARTISTES
La constitution en organisation légale et une garantie, sont, entre autres, les conditions que les banquiers exigent pour faire des prêts aux artistes en vue de leurs productions musicales. Ce sont les informations que des banquiers ont données à la deuxième journée, de la 3e édition, des Rencontres annuelles de la critique d’art (RACA), le jeudi 3 juillet 2025, à l’ISTC Polytechnique, à Abidjan-Cocody. « Crédit bancaire pour le développement des productions
La constitution en organisation légale et une garantie, sont, entre autres, les conditions que les banquiers exigent pour faire des prêts aux artistes en vue de leurs productions musicales. Ce sont les informations que des banquiers ont données à la deuxième journée, de la 3e édition, des Rencontres annuelles de la critique d’art (RACA), le jeudi 3 juillet 2025, à l’ISTC Polytechnique, à Abidjan-Cocody. « Crédit bancaire pour le développement des productions musicales » est le thème du panel. Il a été animé par le chef de zones de la Banque Atlantique, Siaka Touré et Marchal Moya de la Société générale Côte d’Ivoire.
Marchal Moya a déclaré que sa banque ne peut faire un prêt à un client ou artiste sans avoir la garantie du remboursement. « Nous avons besoin de garantie avant de faire un prêt au demandeur ou à un artiste. En plus de la garantie, les artistes doivent se constituer en organisation légale pour que nous ayons un interlocuteur à qui nous devons nous adresser pour le remboursement du prêt », a argumenté Marchal Moya qui estime qu’il y a beaucoup à faire en ce sens que l’informel domine dans le secteur de la production musicale. Il est allé plus loin pour dire que les droits d’auteur du Bureau ivoirien des droits d’auteur (BURIDA) ne sont non seulement pas suffisants mais ils sont irréguliers.
Ces droits, a-t-il insisté, ne suffisent pas pour constituer une garantie pour accompagner un artiste chanteur. Le banquier a révélé que même avec les clients assez sérieux il y a des risques si non des contentieux à plus forte raison avec un artiste qui, à l’en croire ne rassure pas son institution. Marchal Moya estime que les artistes doivent recevoir une éducation financière sur les attitudes à avoir en matière d’épargne, de financement, de conception de projets, etc. Le chef de zones d’Atlantique Banque, Siaké Touré, a confié que sa banque a besoin d’un fonds de garantie pour pouvoir octroyer un prêt aux acteurs de la production musicale.
La banque, a-t-il dit, doit savoir comment le crédit va être remboursé. Aussi conseille-t-il aux acteurs de la musique de concevoir un projet fiable à présenter à la banque. Les Rencontres Annuelles de la Critique d’Art (RACA) sont un rendez-vous majeur de la scène artistique ouest-africaine. Placées cette année sous le thème général « Industrie de la musique en Afrique de l’Ouest : Quelle contribution des journalistes culturels et critiques de musique ? », elles rassemblent professionnels de la culture, chercheurs, journalistes et artistes autour des grands enjeux contemporains du secteur musical.
Olivia Durand