13/03/2026
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FOOTBALL RETRO : N’DIAYE ABOUBACAR SEKOU, L’HOMME DONT L’ASEC ETAIT LE CŒUR

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Dans la grande histoire de l’Asec Mimosas, certains noms dépassent le simple souvenir sportif pour devenir de véritables symboles d’une époque. Celui de N’diaye Aboubacar Sékou en fait incontestablement partie. Dans les années 1980, il fut l’un

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Dans la grande histoire de l’Asec Mimosas, certains noms dépassent le simple souvenir sportif pour devenir de véritables symboles d’une époque. Celui de N’diaye Aboubacar Sékou en fait incontestablement partie. Dans les années 1980, il fut l’un des visages emblématiques du club jaune et noir, adulé par les Actionnaires pour son style de jeu spectaculaire, sa loyauté sans faille et son amour indéfectible pour l’institution.

 

Formé à l’école de football de l’Asec en 1973, il franchit rapidement les étapes pour intégrer l’équipe première sur recommandation de ses encadreurs, notamment Konan Yoboué. Son jeu aérien, redoutable et précis, devint rapidement sa marque de fabrique. Sékou n’était pas seulement un bon joueur de tête : il était un combattant, capable de renverser le cours d’un match par sa détermination et son instinct de buteur. Ses têtes puissantes, souvent décisives, sortaient régulièrement l’Asec de situations compromises et faisaient vibrer les tribunes du stade.

 

Humble, poli et discipliné, N’diaye faisait partie de cette génération de jeunes talents promus très tôt pour assurer la relève d’une équipe en reconstruction. Aux côtés de Zaré Mamadou et Youssouf Falikou Fofana, puis plus tard de Lucien Kassy Kouadio, il forma un quatuor offensif redouté dans tout le championnat. Sa carrière, longue de dix-sept années, fut marquée par de nombreux moments forts, dont l’un des plus mémorables reste la finale de la Coupe Houphouët-Boigny 1983 face à l’Africa Sports. Alors que tout semblait perdu, il arracha l’égalisation dans les derniers instants d’un coup de tête magistral, offrant ainsi le trophée à l’Asec et gravant son nom dans la mémoire collective des supporters.

 

Cependant, sa trajectoire ne fut pas exempte d’épreuves. Sa non-sélection pour la Coupe d’Afrique des Nations 1984 avec les Éléphants constitua l’une des plus grandes déceptions de sa carrière, un épisode qu’il vécut difficilement. Malgré tout, il demeura fidèle à son club de cœur, ne portant au cours de sa carrière que deux maillots : celui de l’Asec Mimosas et celui du Sabé de Bouna.

 

Son talent et son style lui valurent le surnom de « Hörst Hrübesch », en référence à l’attaquant allemand célèbre dans les années 1980, un sobriquet affectueux attribué par le journaliste Boubacar Kanté. Mais derrière les exploits et la reconnaissance, l’après-carrière fut plus rude. Confronté à des difficultés financières, N’diaye Aboubacar Sékou s’éteignit le 3 septembre 2011 à Koumassi, après une longue maladie. Trois jours plus tard, le 6 septembre, il rejoignait « les célestes prairies », laissant derrière lui le souvenir d’un homme dont l’Asec fut bien plus qu’un club : une passion, une raison de vivre, un cœur battant.

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