27/01/2026
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HOMMAGE AU « PRINCE DU SAVOIR » : APOTHÉOSE DU COLLOQUE INTERNATIONAL JEAN MARIE KOUAKOU À BINGERVILLE

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BINGERVILLE, Vendredi 4 Juillet 2025 – L’École Doctorale SCALL de Bingerville a vibré d’une émotion intense ce vendredi, lors de la clôture magistrale du colloque international dédié au Professeur Jean Marie Kouakou. Plus qu’un simple événement académique, ce fut une célébration fervente, une véritable « consécration vivante » d’un géant des lettres et de la pensée.

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BINGERVILLE, Vendredi 4 Juillet 2025 – L’École Doctorale SCALL de Bingerville a vibré d’une émotion intense ce vendredi, lors de la clôture magistrale du colloque international dédié au Professeur Jean Marie Kouakou. Plus qu’un simple événement académique, ce fut une célébration fervente, une véritable « consécration vivante » d’un géant des lettres et de la pensée.

 

 

L’atmosphère, électrisée par la présence d’une foule nombreuse – éminents professeurs honoraires comme Jérémie Kouadio, le Doyen Adama Coulibaly représentant le Président Balo Zié, des figures tutélaires telles que la « Grande Royale » Virginie Konandri, Marie Clémence Adom, Ramsès Thiémélé Boa, Louis Obou, docteurs, magistrats et une vague impressionnante de doctorants venus de toutes les promotions – était chargée d’une gratitude palpable. La salle, témoin de trois jours d’échanges intellectuels intenses, semblait porter l’aura même du Professeur honoré.

 

 

Après des communications matinales riches, le Docteur Kissi a présenté, sous les acclamations unanimes, la synthèse captivante de ce colloque d’envergure. Cinquante voix, issues de dix-neuf pays et trois continents, ont résonné autour d’un thème puissant : « Entre littérature, philosophie, théories psychanalytiques et anthropologie culturelle : Jean Marie KOUAKOU, l’Universel ». Quatre axes ont exploré l’immensité de son œuvre, révélant, selon le Dr Kissi, « les multiples facettes de l’enseignant, du chercheur, du théoricien, de l’administrateur », lui offrant ainsi « un hommage anthume plus que mérité ».

 

S’ensuivit un moment de reconnaissance tangible : la remise solennelle des attestations aux panélistes, modérateurs et partenaires, locaux et internationaux. Chaque geste des professeurs remettants (Kouadio, Konandri, Coulibaly, Adom, Boa) semblait sceller un pacte intellectuel et une dette envers le maître.

 

Puis, la parole du Doyen Adama Coulibaly a transcendé le protocole pour toucher à l’essence même de l’hommage. Évoquant avec pudeur la disparition d’un collègue ce même jour, il a élevé le propos vers une méditation profonde sur le « cheminement ». Citant Machado (« Jamais je n’ai cherché la gloire… »), il a peint le Professeur Kouakou en jardinier du savoir : « Vous avez planté un arbre, vous n’avez pas vécu inutilement… Vous avez permis que chacun grimpe… sans écraser personne ». Son discours, traversé d’une émotion contenue et de gratitude (« Merci pour chaque coup encaissé, pour chaque nuit sacrifiée à la lecture d’un mémoire »), fut un moment d’anthologie.

 

 

Surtout, il a lancé un appel vibrant, un serment collectif : « Nous, Africains, savons organiser de grands colloques… mais il faut PUBLIER ! ». Annonçant un calendrier serré (soumissions dès le 5 juillet, publication impérative avant fin 2025), il a martelé : « L’homme n’est rien en dehors de ses engagements ». Publier ces actes sera la prochaine « station » indispensable sur le chemin de l’héritage de Kouakou.

 

 

L’apothéose fut magique et symbolique. Les doctorants ont offert un tableau émouvant avant de procéder à un couronnement inoubliable : révélant l’acrostiche JEAN MARIE, ils ont intronisé leur mentor « Prince du Savoir », le revêtant d’un pagne Kita majestueux et de sandales Abodjé. Sous les regards émus, le Professeur Kouakou, visiblement bouleversé, a trouvé des mots simples et profonds : « Ce sont eux qui m’ont fait… J’éprouve reconnaissance, gratitude… et beaucoup d’amour. Et je voudrais donner à tout le monde beaucoup d’amour. » Un moment de grâce pure.

 

La photo de famille finale a immortalisé bien plus qu’un événement : elle a figé l’entrée de l’œuvre du Professeur Kouakou dans le cercle sacré des immortels, portée par l’amour et la reconnaissance de ceux qu’il a inspirés. Ce colloque n’était pas une fin, mais le début vibrant de la transmission écrite d’un héritage intellectuel universel.

 

MÉITÉ Aboubakar

1 réflexion sur “HOMMAGE AU « PRINCE DU SAVOIR » : APOTHÉOSE DU COLLOQUE INTERNATIONAL JEAN MARIE KOUAKOU À BINGERVILLE

  1. Un très bel hommage à Professeur KOUAKOU Jean-Marie !
    J’apprécie particulièrement votre plume.

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