LE PREMIER MAIRE DE BOUAKE, DJIBO SOUNKALO
DJIBO Sounkalo, en tant que premier maire de Bouaké, est celui qui a agrandi et modernisé la ville. Il est à l’origine du déguerpissement du village de Dougouba et la création des nouveaux quartiers tels que Dar es salam, Belleville, Kennedy en 1967 ;
Instituteur de formation et planteur de profession, Djibo Sounkalo fut député maire de la ville de Bouaké de 1956 à 1980. Il s’est éteint le 24 mai 2001 à l’âge de 85 ans.
LES GRANDES RÉALISATIONS DU MAIRE
– DJIBO Sounkalo, en tant que premier maire de Bouaké, est celui qui a agrandi et modernisé la ville. Il est à l’origine du déguerpissement du village de Dougouba et la création des nouveaux quartiers tels que Dar es salam, Belleville, Kennedy en 1967 ;
– Le bitumage des grandes voies de la ville dans les années 1970, tels que la route de Belleville, la route de la piscine municipale, les routes du pont Djibo en passant par le quartier Sokoura, la route de Koko jusqu’à l’usine Gonfreville et la route du rond-point de l’habitat de la caisse en passant le Collège Yamousso jusqu’au quartier Mangorotou ;
– Le Carnaval et la semaine commerciale de Bouaké. C’est en 1960 que la 1ère édition de la Foire Carnaval de Bouaké a été lancée. Elle se tient chaque année dans le mois d’avril.
Le Carnaval de Bouaké est une manifestation culturelle ivoirienne se déroulant à Bouaké et consistant durant une semaine en la tenue d’une foire et d’un défilé dont l’épilogue reste l’incinération de la statue du carnaval ;
– Le Lycée Municipal Djibo Sounkalo, créé au début des années 1970, à partir d’un don de bâtiments scolaires du maire Djibo Sounkalo à la municipalité, a en toute logique porté le nom de son illustre donateur. L’établissement qui est le plus grand lycée de Côte d’Ivoire, a été dirigé dans les années 1980 par madame Djibo Aya Martine alors belle-fille du maire Djibo Sounkalo ;
– La piscine municipale de Bouaké, construit en 1965 sur la route de M’bahiakro, l’édifice était une grande fierté pour la cité de Bouaké. La piscine a même fait l’objet d’une chanson de l’OFI (la célèbre orchestre de la ville de Bouaké). La dite chanson était titrée «Bouaké et sa piscine, ses grandes rues bien éclairées…» ;
– l’Orchestre de la Fraternité Ivoirienne (OFI).
Que de souvenirs, ce refrain de la mythique chanson de l’Orchestre de la fraternité ivoirienne (Ofi) de Bouaké ravive-t-il ! De 1963 aux années 1990, ce refrain sonnait en écho des trois décennies glorieuses de Bouaké.
L’OFI a été créé en 1963, par Monsieur Djibo Sounkalo, à l’époque maire de Bouaké.
En 1966 l’orchestre a animé la soirée de gala, du mariage de Maurice Yaméogo, à l’époque Président du Burkina Faso avec Nathalie Monaco. L’OFI a également animé la soirée de gala offerte à Mobutu Sesse Seko, à l’époque président du Zaïre, en visite officielle en Côte d’Ivoire.
L’OFI animait Bouaké tous les samedis. La plus célèbre discographie de l’orchestre municipal de Bouaké était “Bouaké et sa piscine“, chantée en 1965. Une chanson à la gloire de la ville de Bouaké, et de son maire Djibo Sounkalo Sounkalo pour sa sympathie extraordinaire ;
– Le jumelage de la ville de Bouaké avec celle de Villeneuve-sur-Lot en France depuis 1958 (un partenariat de 60 ans), qui se poursuit encore aujourd’hui. Djibo Sounkalo à l’époque maire, signa au nom de la ville de Bouaké, le jumelage avec la ville de Villeneuve-sur-Lot, anciennement dirigée par Jacques Raphaël-Leygues ambassadeur de France en Côte d’Ivoire ;
– Enfin, on peut citer les œuvres inachevées ou tombées en faillite. Parmi celles-ci, il y a, le chantier inachevé de l’hôtel de ville de Bouaké appelé aussi le Palais du Carnaval. On a aussi l’hôtel Harmattan, un joyau touristique aujourd’hui en ruine, que le Maire Djibo Sounkalo a fait construire dans les années 1970, avec l’appui plusieurs actionnaires, au centre-ville de Bouaké. Ensuite, Djibo Sounkalo a été l’un des grands actionnaires des Établissements Robert Gonfreville, un complexe de quatre usines textile, qui étaient dans les années 1970 à 1980, la plus grande industrie textile de l’Afrique de l’ouest.
Par Moumoune Coulibaly
Enseignant, consultant Brother’s consulting