27/01/2026
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TENSION PRÉ-ÉLECTORALE À YAMOUSSOUKRO : QUE S’EST-IL PASSÉ RÉELLEMENT DANS LA CAPITALE POLITIQUE IVOIRIENNE LUNDI

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Le mardi 21 octobre 2025, alors que les médias relaient l’annonce selon laquelle la situation délétère pré-électorale dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, serait sous contrôle selon le député de ladite capitale, Souleymane Diarrassouba,

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Les faits qui contredisent le ministre-député Souleymane Diarrassouba

 

Le mardi 21 octobre 2025, alors que les médias relaient l’annonce selon laquelle la situation délétère pré-électorale dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, serait sous contrôle selon le député de ladite capitale, Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce et de  l’Industrie, la réalité du terrain vient opposer un démenti cinglant à cette assertion. L’information véhiculée, qui tend à présenter un retour au calme orchestré par l’autorité ministérielle, apparaîtrait, à la lumière des faits, comme une manipulation de l’information si non des faits.

 

En effet, des tirs sporadiques, entendus dès minuit, le dimanche dernier, et se prolongeant dans la journée du lundi, viennent contredire l’image d’une situation entièrement pacifiée. Les forces de l’ordre ont fait un usage immodéré des gaz lacrymogènes, qui n’ont toutefois pas suffi à briser la détermination des jeunes manifestants. Ces derniers, les mains nues, ripostent avec une ingéniosité tactique en érigeant de multiples barricades.

 

L’épicentre de la tension semble se concentrer autour des marchés où des témoignages concordants font état de magasins vandalisés et pillés, un acte qui attise les préoccupations quant à la sécurité des biens et des personnes. Dans le quartier des « 220 », la détresse des résidents est palpable. L’intensité des fumées lacrymogènes est telle qu’elle pénètre jusque dans les habitations, suscitant une vive angoisse, particulièrement pour les familles abritant des nouveau-nés, comme en atteste une riveraine angoissée.

 

Dans le quartier d’Assabou, l’impact des troubles sur le quotidien des populations se manifeste par des difficultés d’approvisionnement. Les voies d’accès au marché étant obstruées par les barrages, les habitants se trouvent contraints de se ravitailler auprès de l’unique boulangerie du quartier. L’inquiétude règne chez les professionnels du transport : la majorité des chauffeurs de taxi refusent de s’engager sur ces axes périlleux, à l’exception de quelques téméraires.

 

Il apparaît donc que l’autorité, bien que s’employant à rétablir l’ordre, est confrontée à un trouble persistant. La réalité des détonations, des fumées et des entraves à la circulation vient jeter une ombre significative sur l’affirmation d’une situation sociopolitique « maîtrisée » à Yamoussoukro, appelant sans doute à une réévaluation urgente de la crise par les instances gouvernementales.

 

Correspondance particulière K. N’Guessan

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