SANTÉ DE LA FEMME : PLUS DE 1250 MILLIARDS FCFA DE LA FONDATION BILL GATES À L’HORIZON 2030
La Fondation Gates a annoncé, le mardi 4 août 2025, un engagement historique de 2,5 milliards de dollars (plus de 1250 milliards FCFA) d’ici 2030 pour transformer la recherche et l’innovation dans le domaine de la santé des femmes. Cet investissement sans précédent vise à combler les lacunes persistantes dans des secteurs cruciaux mais
La Fondation Gates a annoncé, le mardi 4 août 2025, un engagement historique de 2,5 milliards de dollars (plus de 1250 milliards FCFA) d’ici 2030 pour transformer la recherche et l’innovation dans le domaine de la santé des femmes. Cet investissement sans précédent vise à combler les lacunes persistantes dans des secteurs cruciaux mais négligés, tels que la santé maternelle, menstruelle, gynécologique et sexuelle, particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. L’information provient d’un communiqué de l’institution, le même jour.
Un financement pour briser les tabous et sauver des vies
« Depuis trop longtemps, les femmes souffrent de problèmes de santé mal compris, mal diagnostiqués ou tout simplement ignorés », a déclaré la Dre Anita Zaidi, présidente de la division Égalité des sexes de la Fondation Gates. « Avec cet investissement, nous voulons ouvrir une nouvelle ère où la santé des femmes sera enfin une priorité mondiale. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : seulement 1 % des fonds dédiés à la recherche en santé ciblent des pathologies spécifiquement féminines (hors cancer), selon une analyse de McKinsey & Company. Des maladies comme l’endométriose, la prééclampsie, les règles abondantes ou le diabète gestationnel, qui affectent des centaines de millions de femmes, restent sous-étudiées faute de moyens.
Les fonds alloués soutiendront plus de 40 innovations réparties dans cinq axes majeurs. A’ savoir les soins obstétricaux et vaccination maternelle (pour réduire les risques liés à la grossesse et à l’accouchement), la santé et nutrition maternelles (afin d’améliorer la santé des mères et des nouveau-nés) et la santé gynécologique et menstruelle (pour mieux diagnostiquer et traiter les troubles souvent minimisés). Ainsi que la contraception innovante (développer des méthodes plus accessibles et efficaces) et les infections sexuellement transmissibles (améliorer la prévention et le traitement, notamment pour le VIH). Parmi les pistes prometteuses figurent la recherche sur le microbiome vaginal, des traitements contre la prééclampsie ou encore des contraceptifs non hormonaux.
Un appel à la mobilisation mondiale
« Investir dans la santé des femmes, c’est investir dans des familles en meilleure santé, des économies plus solides et un monde plus juste », a souligné Bill Gates, président de la Fondation. « Mais nous ne pouvons pas agir seuls. Nous avons besoin que gouvernements, entreprises et philanthropes se joignent à nous», a-t-il souhaité
Cet engagement s’inscrit dans une vision à long terme : d’ici 2045, la Fondation Gates ambitionne de mettre fin aux décès évitables de mères et d’enfants, et de sortir des millions de personnes de la pauvreté grâce à une meilleure santé.
Pour la Dre Bosede Afolabi, professeure en gynécologie à l’Université de Lagos, « cet investissement est un tournant. Trop de femmes meurent encore de causes évitables par manque de recherche. Aujourd’hui, nous avons une chance de changer cela. » Une chose est sûre, avec cet engagement, la santé des femmes passe enfin au premier plan. Reste à présent à transformer l’essai.
Méité Aboubakar