GESTION DU VILLAGE D’ABATTA À BINGERVILLE : APAISEMENT APRÈS L’INTERPELLATION DU LEADER D’UN GROUPE DISSIDENT
La chefferie Tchagba d’Abatta confirme le retour au calme et met en garde contre les campagnes de désinformation, après des mois de tensions.
La chefferie Tchagba d’Abatta confirme le retour au calme et met en garde contre les campagnes de désinformation, après des mois de tensions.
Abidjan, 25 Août 2025 – La quiétude est de retour à Abatta. Selon un communiqué officiel de la chefferie Tchagba daté du 23 août, le deuxième après celui de « mise au point » du 6 août, le village a retrouvé depuis jeudi après-midi un climat « apaisé et serein » après une période de troubles, marquée par l’interpellation, mardi dernier, de Monsieur Ahouo Alexis, figure centrale d’une contestation contre l’autorité du chef de village.
Le communiqué rappelle que la légitimité de l’honorable Abito Gaoua Abra Joseph en tant que Chef du village d’Abatta a été validée par le Conseil d’État, confirmant ainsi un arrêté préfectoral. Malgré cette validation juridique définitive, la chefferie déplore que « un groupuscule de six (6) membres Tchagba », dirigé par M. Ahouo Alexis, ait persisté à « semer le trouble » en se proclamant illégitimement « président de gestion intérimaire ».
Le communiqué détaille une série d’agissements reprochés à ce groupe : entrave aux initiatives de développement, perception illégale de taxes et de loyers sur le patrimoine villageois, absence de bilan de gestion, ainsi qu’une dégradation de l’environnement et de la sécurité favorisant « la délinquance juvénile ». La chefferie accuse M. Ahouo Alexis d’instrumentaliser une frange de la jeunesse et certaines femmes, « les incitant à la violence, à l’insubordination et à la diffamation ».
Face à cette situation, un « soit-transmis » notifié le 10 juin 2025 a convié M. Ahouo Alexis et ses complices à répondre de sept charges graves. Le communiqué indique qu’ils ont « persisté dans leur logique de défiance », multipliant les tentatives pour « se soustraire à la justice » et s’en prenant même publiquement sur les réseaux sociaux au député-maire de Bingerville.
L’interpellation de M. Ahouo Alexis par la police judiciaire le 19 août 2025, soit près de deux mois après la convocation, marque un tournant. Il a été « remis aux autorités compétentes » et devra « répondre de ses actes devant la justice ». Ses complices restent activement recherchés.
Le Chef Abito Joseph se présente en leader conciliateur mais ferme. « Il n’est pas un dirigeant autoritaire, mais qu’en certaines circonstances, la rigueur est nécessaire pour faire respecter l’autorité et préserver la paix. Nul n’est au-dessus de la loi », peut-on lire dans le texte. Il exhorte à la retenue et rappelle que toute personne impliquée dans des actes répréhensibles devra en répondre devant la justice.
Un avertissement est également lancé au média « La Voix de Bingerville », accusé de mener des « campagnes d’intoxication » contre l’image du village. La chefferie le met en garde contre les « suites légales » que pourraient engendrer ces actions.
Enfin, la chefferie présente ses « excuses sincères aux commerçants et à l’ensemble de la population pour les désagréments causés » et les remercie pour leur patience. Elle les rassure sur une « future collaboration apaisée et constructive » et salue le rôle des forces de l’ordre et des populations pour leur « vigilance et leur sens du civisme ».
Le communiqué se conclut sur une note d’espoir : « Avec le chef Abito Joseph, il fera bientôt jour à Abatta. »
MÉITÉ Aboubakar