« LA VOIX DES ENFANTS » : L’UNICEF CÔTE D’IVOIRE LANCE LA SAISON 2 DU PODCAST DES JEUNES REPORTERS
Jean François Basse répondant aux questions des journalistes en herbe Jeunes Reporters, lors du lancement de la saison 2 du podcast « La Voix des Enfants »
Ce vendredi 24 avril 2026, l’UNICEF Côte d’Ivoire a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de plaidoyer en lançant officiellement la saison 2 du podcast du programme des Jeunes Reporters. Une émission exclusive qui place la parole des enfants au cœur du débat public national.
Abidjan, 26 avril 2026 – L’événement, présidé par M. Jean-François Basse, Représentant Résident de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, a rassemblé plusieurs médias du paysage ivoirien autour d’une ambition commune : faire des enfants de véritables acteurs du changement. Cette rencontre a mis en lumière la solidité des liens tissés entre l’UNICEF et la presse ivoirienne, grâce notamment à la Charte d’éthique signée par l’ensemble des médias nationaux, qui garantit un traitement de l’information respectueux de la dignité et des droits de l’enfant.
Ce socle déontologique a trouvé un prolongement opérationnel concret à travers la signature d’un protocole de partenariat privilégié avec le quotidien national Fraternité Matin, assurant une couverture médiatique rigoureuse et responsable. Une collaboration qui dépasse la simple médiatisation : elle s’inscrit dans une vision stratégique où les médias deviennent des alliés tactiques pour influencer les mentalités et promouvoir des pratiques positives.
Le programme des « Jeunes Reporters » affiche aujourd’hui des performances remarquables. 146 Jeunes Reporters formés, actifs et engagés ; une présence déployée dans 16 localités à travers la Côte d’Ivoire, et plus de 2 400 productions radio réalisées et diffusées au sein des communautés, transformant les ondes locales en outils d’éducation et de sensibilisation.

Fruit de cette synergie avec Fraternité Matin, la saison 2 du podcast « La Voix des Enfants » se positionne comme un espace de réflexion. Elle a déjà abordé des thématiques cruciales : le Cadre de Coopération (CCDD 2026‑2030), l’innovation technologique en matière d’éducation avec la « Digibox », la santé, l’autisme (Avril Bleu), la sécurité numérique et la nutrition scolaire.
Répondant en direct aux questions des jeunes reporters sur « Avril Bleu » dédié à l’autisme, M. Jean-François Basse a déclaré : « En Côte d’Ivoire, la prise en charge des enfants autistes progresse, mais demeure encore largement insuffisante et inégalement accessible. Les données disponibles montrent un diagnostic souvent tardif, une offre de services spécialisée limitée et majoritairement concentrée à Abidjan, ainsi qu’une forte dépendance des familles à des initiatives privées ou associatives, souvent coûteuses. L’autisme reste encore peu intégré de manière systémique dans les politiques publiques de santé, d’éducation et de protection sociale. »
Il a rappelé la vision de l’UNICEF : garantir à chaque enfant autiste le droit à une vie digne, inclusive et épanouie, à travers une approche multisectorielle intégrant diagnostic précoce, éducation inclusive et soutien aux familles. « L’inclusion sociale et scolaire des enfants autistes n’est pas une option : c’est un impératif de droits humains et un investissement dans le capital humain du pays », a-t-il insisté.
Sur la protection contre les violences, le représentant résident s’est voulu très clair : « Malgré les avancées enregistrées, la violence contre les enfants demeure une réalité préoccupante en Côte d’Ivoire, ce qui impose d’agir en amont, au plus près des communautés. » Il a détaillé les actions de l’UNICEF : renforcement des mécanismes communautaires de protection, formation des leaders locaux, digitalisation de la gestion des cas, et appui aux services sociaux et judiciaires. « Prévenir reste toujours plus efficace – et plus humain – que réparer », a-t-il souligné.
Interrogé sur la nutrition, Jean-François Basse a été tout aussi direct : « Vous avez raison : l’éducation commence dans l’assiette, car on ne peut pas bien apprendre quand on a faim ou quand l’alimentation est déséquilibrée. » Il a mis en avant le travail de l’UNICEF avec le gouvernement et les communautés pour transformer durablement les pratiques alimentaires, en privilégiant les repas diversifiés et les produits locaux, ainsi que des initiatives innovantes comme les First Foods et les FRANCs.
À l’issue de l’échange conduit par Didier Assoumou, responsable de la plateforme multimédia de Fraternité Matin, M. Jean-François Basse a conclu : « Avec le lancement de cette saison 2, nous donnons une caisse de résonance inédite à la voix de la jeunesse. Nos 146 reporters, à travers leurs 2 400 productions radio, ont prouvé que les jeunes sont les premiers acteurs de leur propre changement. En renforçant notre partenariat avec Fraternité Matin et les autres médias, nous bâtissons une plateforme où la parole de l’enfant devient un outil d’action publique. C’est un appel à l’action pour que, ensemble, nous construisions une Côte d’Ivoire plus protectrice et plus inclusive. »

Ce partenariat s’inscrit pleinement dans le mandat fondamental de l’UNICEF : garantir le respect des droits de chaque enfant, et tout particulièrement son droit à l’expression et à la participation, conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant. À travers cette collaboration pérenne, l’organisation entend multiplier les canaux d’expression des jeunes, transformant durablement le paysage médiatique ivoirien en un écosystème où chaque enfant est une voix écoutée, respectée et prise en compte dans les décisions qui façonnent son avenir.
MÉITÉ Aboubakar