CÔTE D’IVOIRE : L’UNICEF L’UE ET L’UNESCO CÉLÈBRENT LA 3E COHORTE DE « THE HANGOUT » POUR L’AUTONOMISATION DES FILLES
Ce samedi, le siège de l’UNICEF Côte d’Ivoire a été le théâtre d’une belle et émouvante cérémonie : la remise des diplômes à la troisième promotion du programme « The Hangout », une initiative inspirante de Thrive League Africa.
Abidjan, 28 juin 2026 – L’événement était placé sous l’égide de Mme Sali Sène Ouattara, présidente de l’Union des Femmes Scientifiques d’Afrique de l’Ouest (UFSAO). Plusieurs personnalités importantes, dont les représentants de l’UNICEF, de l’Union européenne et de l’UNESCO, étaient présentes pour marquer leur soutien à ce projet dédié au développement du leadership chez les jeunes femmes.
Dans une atmosphère chaleureuse et pleine d’émotion, les jeunes femmes de cette troisième promotion ont enfin reçu leurs certificats, une récompense bien méritée après des semaines intenses d’apprentissage, d’échanges et d’épanouissement personnel. La journée a été rythmée par des discours inspirants, tous insistant sur l’importance fondamentale de croire et d’investir dans le potentiel immense de nos adolescentes et jeunes femmes.

La première à s’exprimer fut Mme Sali Sène Ouattara, marraine de cette promotion. Elle a chaleureusement remercié Thrive League Africa et sa fondatrice, Mme Hyasmeen Biffi, pour « le travail incroyable » qu’elles accomplissent auprès des jeunes filles du continent. Reprenant un proverbe africain, elle a rappelé avec force que « celui qui éduque une fille éduque une nation », soulignant ainsi l’engagement de l’organisation à former ces futures leaders.
S’adressant directement aux jeunes diplômées, qu’elle a affectueusement surnommées les « Thriveuses », la marraine a livré un discours empli de bienveillance, mais aussi de défis. « Quand je vous regarde, je ne vois pas seulement des jeunes filles qui achèvent un programme. Je vois des futures scientifiques, des entrepreneures, des ingénieures, des médecins, des artistes et des leaders », a-t-elle affirmé avec conviction. Elle leur a alors partagé trois précieux conseils : cultiver la curiosité, accepter l’échec comme une opportunité d’apprendre, et surtout, développer la solidarité entre elles. « Une fille qui aide une autre fille devient plus forte et, ensemble, vous pouvez changer le monde », a-t-elle insisté, avant de les encourager à toujours avoir confiance en leurs propres capacités.
Prenant la suite, Augustin Birba, représentant résident adjoint de l’UNICEF Côte d’Ivoire, a applaudi le dévouement de Thrive League Africa et de sa fondatrice. Il a réaffirmé la conviction de l’UNICEF : « Investir dans les adolescentes et les jeunes femmes est une nécessité incontournable pour bâtir une société plus inclusive, plus juste et plus prospère ».
Birba a également mis en lumière les actions concrètes de l’UNICEF, rappelant que le programme « Voix des Adolescentes » a déjà permis, en 2026, de former 6 000 jeunes filles dans les régions du Tchologo, de la Bagoué et de la Nawa. Il a encouragé les nouvelles diplômées à voir cette expérience comme un point de départ pour lancer leurs propres projets et à devenir de véritables exemples pour leurs cadettes. « Soyez ambitieuses. Soyez audacieuses. Osez rêver grand et passez à l’action », a-t-il exhorté, les invitant à prendre exemple sur des personnalités comme Mme Hyasmeen Biffi.

Tous les intervenants ont unanimement insisté sur l’importance vitale de nouer des partenariats solides et durables entre le gouvernement, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques afin d’assurer un futur prometteur à toutes les adolescentes. Le représentant de l’UNICEF a renouvelé la promesse de son institution d’offrir des environnements sûrs pour l’apprentissage et le mentorat, rendant également hommage au travail de Mme Hyasmeen Biffi, décrite comme la porteuse d’une « aventure humaine qui change peu à peu la vie de nombreuses jeunes filles ».
La cérémonie s’est clôturée dans l’optimisme, les jeunes femmes diplômées repartant avec la certitude que leur voix est essentielle et que l’Afrique a grandement besoin de leurs talents pour bâtir un avenir plus équitable et innovant.
MÉITÉ Aboubakar