23/07/2026
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CÔTE D’IVOIRE/LE VÉLO UN PILIER POUR L’AVENIR DE LA JEUNESSE AFRICAINE : UNE CONFÉRENCE À L’UNICEF MET EN LUMIÈRE SES MULTIPLES BIENFAITS

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les officiels

Les officiels lors du « Panel de présentation des conclusions du sondage U-Report sur le vélo, le climat et la santé des jeunes » organisé au siège de l’UNICEF à la Rivera Golf

Ce vendredi 26 juin, le siège de l’UNICEF à la Riviera Golf a servi de cadre à une discussion importante, organisée sous l’œil attentif de M. Jean-François Basse, le Représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire. L’événement, baptisé « Panel de présentation des conclusions du sondage U-Report sur le vélo, le climat et la santé des jeunes », a brillamment éclairé les nombreux atouts d’une mobilité respectueuse de l’environnement, un sujet au cœur des aspirations de la jeunesse africaine.

 

Abidjan, 27 juin 2026 – Devant une salle pleine à craquer, cette rencontre, animée par M. Jean-François Basse, a réuni un éventail de personnalités. Outre les experts de l’institution onusienne, on notait la présence fort remarquée des représentants des institutions, des alliés techniques, des jeunes influents et des acteurs de la société civile.

 

La vedette de la matinée, Mme Charlène Kouassi, Directrice de Movin’On Africa, a captivé l’assemblée avec un discours percutant. Elle a mis en lumière ce qu’elle appelle les « quatre grands bénéfices de la mobilité verte pour les jeunes d’Afrique ». Démarrant avec un clin d’œil chaleureux à la récente qualification des Éléphants au Mondial 2026, elle a souligné : « La joie d’hier, qui a fait vibrer toute une nation, nous enseigne une chose capitale : les succès éclatants ne sont jamais le fruit du pur hasard. Ils naissent d’années de labeur, de préparation minutieuse, d’une vision claire et d’une foi inébranlable dans le potentiel de chacun. »

Mme Charlène Kouassi, Directrice de Movin’On Africa, lors de son allocution

Mme Kouassi a alors invité chacun à appliquer cette même logique d’investissement au secteur de la mobilité durable. Elle a raconté l’histoire d’Ali, un jeune ingénieur guinéen rencontré sur une route, un jeune talent découragé par le manque de perspectives et prêt à partir. « Ali ne cherchait pas une nouvelle terre, mais des portes qui s’ouvrent », a-t-elle insisté, interpellant l’auditoire : « Quelle est la vraie richesse de l’Afrique aujourd’hui ? Ce ne sont ni nos mines, ni notre or noir, ni nos récoltes. Notre plus grand trésor, ce sont nos jeunes. »

 

Pour montrer le fossé entre les envies des jeunes et la réalité de nos villes, elle a demandé aux moins de 35 ans de se lever et de rester debout selon leur façon de se déplacer. « Il est évident que la plupart de nos jeunes ne roulent pas en voiture. Pourtant, nos cités sont encore majoritairement conçues pour les automobilistes. Une ville centrée sur la voiture n’est donc pas une ville faite pour l’essentiel de sa population jeune, » a-t-elle affirmé avec force.

 

Mme Kouassi a ensuite détaillé quatre bénéfices essentiels. D’abord, le dividende économique. « Investir dans la mobilité verte, ce n’est pas juste créer des pistes cyclables, c’est générer des emplois, » a-t-elle rappelé, évoquant les opportunités dans la réparation, la fabrication, le tourisme, la livraison et les industries créatives. Un secteur valorisé, comme la CAN, crée tout un monde d’activités. Ensuite, le dividende pour la santé. Chaque pas, chaque coup de pédale est un geste pour le corps, une manière de lutter contre les maladies chroniques, d’améliorer l’état mental et la qualité de vie. Le troisième est le dividende climatique. Face à l’expansion des villes, la question n’est pas de savoir si elles vont grandir, mais « comment voulons-nous qu’elles grandissent ? Avec toujours plus de voitures ou avec des solutions qui réduisent la pollution et les embouteillages ? » Enfin, le quatrième est le dividende de l’égalité. Une meilleure accessibilité signifie plus de chance d’aller à l’école, de trouver un emploi, et une plus grande autonomie, surtout pour les jeunes filles. « C’est permettre à une jeune fille d’atteindre son lycée sans devoir marcher des kilomètres. C’est rapprocher les opportunités de ceux qui, aujourd’hui, en sont éloignés, » a précisé la présidente de Movin’On Africa.

 

Sa conclusion a été un vibrant appel à l’action : « La vraie question n’est pas de savoir si nous avons les moyens d’investir dans la mobilité verte, mais plutôt : avons-nous les moyens de ne pas le faire ? » Elle a exprimé l’espoir de voir un jour des milliers de jeunes comme Ali choisir de rester dans leur pays, car leurs villes leur offriront un avenir.

 

À son tour, M. Jean-François Basse a pris la parole, se montrant optimiste et chaleureux dans ses remerciements aux partenaires, notamment WIRI, et aux jeunes U-Reporters. Il a souligné que cette rencontre, organisée à l’occasion de la Journée mondiale du vélo et de la Quinzaine nationale de l’environnement, avait pour but premier d’écouter la voix de la jeunesse. Les chiffres du sondage U-Report, qui a mobilisé 5 136 jeunes, garçons et filles, parlent d’eux-mêmes : plus de la moitié d’entre eux utilisent le vélo souvent, non seulement pour se déplacer, mais aussi comme un outil pour leur épanouissement, leur équilibre mental et la préservation de notre planète.

 

Basse a mis en évidence le lien vital entre la liberté de mouvement et l’accès aux besoins essentiels. « Quand un jeune peut bouger sans difficulté, en toute sécurité et sans que cela coûte trop cher, toutes les portes s’ouvrent : celles de l’éducation, de la santé et de la vie sociale, » a-t-il expliqué. Il a particulièrement insisté sur le cas des jeunes filles, souvent confrontées à des obstacles pour se déplacer, et l’urgence de leur offrir une mobilité à la fois sûre et ouverte à toutes.

 

Le Représentant de l’UNICEF a lancé un appel, surtout ne pas s’arrêter aux constats, mais chercher des solutions concrètes. « Il est crucial d’intégrer la mobilité durable dans toutes nos politiques, qu’elles soient nationales ou locales, en faisant travailler ensemble les transports, la santé, l’éducation, l’environnement et l’urbanisme, » a-t-il déclaré. Il a confirmé la volonté de l’UNICEF d’être aux côtés des jeunes, non pas en les voyant comme de simples destinataires d’aide, mais comme de véritables moteurs de changement et d’innovateurs.

 

« Ce rendez-vous doit servir de jalon essentiel pour que la mobilité verte et le bien-être des jeunes soient enfin pleinement pris en compte dans l’élaboration de nos villes durables en Côte d’Ivoire, » a conclu M. Basse, invitant chacun à ouvrir encore plus d’espaces où la jeunesse pourra s’exprimer et façonner son avenir. La conférence s’est achevée sur un sentiment d’optimisme, dessinant un chemin rempli de promesses pour que le vélo devienne un pilier du développement durable et de l’équité sur tout le continent africain.

 

MÉITÉ Aboubakar

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