23/07/2026
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CÔTE D’IVOIRE/LE FORAGRITECH PRÉPARE SON AVENIR : VERS UNE AGRICULTURE VIVRIÈRE FORTE EN AFRIQUE DE L’OUEST

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Foragritech

Abidjan, 9 juillet 2026 – Ce jeudi, une réunion importante s’est tenue au siège d’Excellence GIE à Cocody Angré Star 11. C’était le rendez-vous stratégique du Comité d’Organisation du FORAGRITECH, un forum clé pour l’agriculture vivrière, la gestion des stocks et les innovations dans l’agrobusiness.

 

Présidée par M. SEKONGO P. Emmanuel, qui est à la fois le Président de l’Union des Sociétés Coopératives du Vivrier des Savanes (UCOVISA COOP-CA) et le Commissaire Général du forum, cette session a permis de faire un point honnête sur l’état actuel des filières agricoles vivrières. L’objectif était aussi de dessiner des pistes ambitieuses pour leur développement futur.

Le directeur exécutif de l’ARAA/CEDEAO M. Konlani Kanfitin

Les discussions ont vite montré à quel point le vivrier est essentiel pour les économies d’Afrique de l’Ouest. Les participants ont rappelé que « le secteur vivrier est un moteur pour nourrir les populations, créer des emplois et lutter contre la pauvreté dans nos campagnes ».

 

Pourtant, malgré son rôle clé pour nos pays et nos populations, ce secteur fait face à de gros obstacles : peu d’infrastructures pour le stockage, des pertes énormes après les récoltes, un accès difficile aux financements, trop peu de mécanisation et un manque d’innovations technologiques.

M. Sekongo Emmanuel Pca de l’Excellence GIE, UCOVISA et Commissaire général du FORAGRITECH

Les membres du Comité ont aussi pointé du doigt les freins liés à l’organisation des marchés régionaux et à la transformation locale. Ces problèmes nuisent à la compétitivité de toute la chaîne de valeur, alors même que nous voulons une meilleure intégration économique régionale. Ils ont souligné l’ironie : un secteur aussi vital ne reçoit pas encore l’attention politique et les investissements nécessaires face aux défis actuels (démographie, climat, économie).

 

Pour changer la donne, le Comité appelle à une « nouvelle dynamique de collaboration ». Il s’agit de rassembler les pouvoirs publics, les organisations de paysans, les coopératives, les PME, les investisseurs privés, les institutions financières, les partenaires techniques et les chercheurs. Ils ont insisté sur le fait que le développement durable du vivrier ne peut pas reposer seulement sur les producteurs. Il faut une gouvernance ouverte à tous, des politiques publiques mieux coordonnées, un environnement qui encourage l’investissement privé et des moyens de financement novateurs.

 

Cette coopération renforcée doit permettre d’améliorer durablement les revenus des agriculteurs, de professionnaliser les structures agricoles, de stimuler les investissements dans le stockage et la transformation, de renforcer la logistique, d’intégrer les technologies numériques et de dynamiser les échanges commerciaux au sein de la CEDEAO.

 

Dans son allocution, M. SEKONGO P. Emmanuel a rappelé la grande ambition de FORAGRITECH, celle de devenir la plateforme régionale la plus importante pour le dialogue, l’innovation et les partenariats autour du vivrier en Afrique de l’Ouest. Il a affirmé que « le vivrier ne doit plus être vu comme une simple agriculture de subsistance. C’est désormais un véritable secteur économique stratégique, capable de créer des milliers d’emplois, d’assurer notre souveraineté alimentaire, de soutenir l’industrialisation locale et de renforcer l’intégration économique régionale ». Il a ensuite appelé à bâtir un partenariat solide entre les États, le secteur privé et les producteurs pour une agriculture moderne, compétitive et résiliente.

 

À la fin de la rencontre, le Comité d’Organisation a défini plusieurs pistes pour enrichir le contenu et l’organisation du prochain FORAGRITECH. Des consultations techniques, des webinaires thématiques (conférences en ligne) et des rencontres avec des partenaires nationaux et internationaux seront mis en place. L’objectif est de mobiliser les meilleures expertises autour des grands sujets du développement agricole, de la gestion des stocks, de la sécurité alimentaire, de l’innovation technologique et des investissements dans les filières vivrières.

 

Le Comité invite toutes les institutions publiques, organisations professionnelles, entreprises, partenaires de développement, centres de recherche et établissements financiers à rejoindre ce grand élan collectif. FORAGRITECH veut être un moteur de solutions concrètes, au bénéfice des producteurs, des entreprises, des consommateurs et des économies de la Côte d’Ivoire et de toute la CEDEAO.

 

MÉITÉ Aboubakar

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