AVANT L’ELECTION LEGISLATIVE EN COTE D’IVOIRE : DES PRATIQUES ILLEGALES ONT DEBUTE A BEOUMI
Le chantage, la corruption voire l’extorsion, etc. Ce sont les pratiques illégales qui deviennent monnaie courantes dans des villages des sous-préfectures d’Ando-Kékrénou et de Kondrobo dans le département de Béoumi, à plus de 360 km, au nord
Le chantage, la corruption voire l’extorsion, etc. Ce sont les pratiques illégales qui deviennent monnaie courantes dans des villages des sous-préfectures d’Ando-Kékrénou et de Kondrobo dans le département de Béoumi, à plus de 360 km, au nord d’Abidjan, à la veille de l’élection législative qui va avoir lieu, le Samedi 27 décembre 2025, sur le territoire ivoirien. Ces informations nous proviennent des sources proches des candidats à l’élection législative de Béoumi.
Selon ces sources des candidats à l’élection des députés ont enclenché depuis quelques jours une opération de recensement des populations des villages de la circonscription de Béoumi. « Les parents sont inquiets parce qu’en plus, les personnes qui procèdent à ce curieux recensement, enregistrent sur leurs téléphones les numéros de cartes d’identité des populations », s’indignent des cadres de Béoumi et des localités.
« Plus grave, ils font signer des engagements aux populations, pour qu’ils votent la liste RHDP. Des chefs à qui des motos ont été offerts à l’occasion de l’élection présidentielle et qui refusent aujourd’hui de signer l’engagement qu’on leur propose, se voient délester du don. C’est totalement illégal et contraire aux principes démocratiques », fulminent des jeunes des villages des sous-préfectures d’Ando-Kékrénou et de Kondrobo.
Pis, certains représentants de candidats ont carrément récupéré les cartes d’électeurs, moyennant la somme de 20 000 FCFA. « Les gens vont dans les villages et prennent les cartes d’électeur de nos parents et leur remettent la somme de 20 000 FCFA. Le problème a été porté à l’attention du procureur qui nous a conseillé de saisir le responsable régional de la CEI (Commission électorale indépendante, ndlr) », témoignent des jeunes des villages de la circonscription.
A quoi répondent ces pratiques ? « C’est tout simplement de la tricherie sur fond d’intimidation », dénonce une source proche de la liste Entente pour le développement de Béoumi (EDV), conduite par Maurice Agoh et Antoinette Konan. Ils sont opposés à la liste du RHDP menée par le ministre Sidi Touré et une liste dissidente du parti au pouvoir, conduite par le maire de Béoumi, Jean Marc Kouassi.
Salifou Koné