23/07/2026
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CÔTE D’IVOIRE/INHUMATION DE LA MATRIARCHE D’ANONO ANOMAN YVONNE : NORBERT ABÉKAN INVITE LES IVOIRIENS À L’AMOUR

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Anoman Alika Yvonne épouse Abré

Anoman Alika Yvonne épouse Abré

« Nous passons comme l’eau coule ». C’est le titre d’une chanson en langue Atchan qui a été au centre de l’homélie de Norbert Abékan, curé de la paroisse Saint Jacques des Deux Plateaux, secrétaire exécutif national de la sous-commission épiscopale Justice Paix et Environnement en Côte d’Ivoire. Il entonne la chanson. La chorale et les fidèles prennent le relais. L’église est attentive. Que va encore dire Norbert Abékan. Nous sommes à la messe de requiem de la matriarche d’Anono, la doyenne des femmes de la catégorie Gnando Agban d’Anono, Anoman Alika Yvonne épouse Abré. 91 ans. Mère du président du Tribunal ecclésial, l’abbé Louis Nantcho, curé de la paroisse Notre Dame de l’Espérance de Pailler. La mère de Martin Abré, conseiller diplomatique du Premier ministre Beugré Mambé qui est aux côtés de son collaborateur. Les enfants de la défunte ne se sont pas sentis abandonnés.

Labbé Louis Nantcho, en soutane, Son Excellence Martin Abré à sa droite, en compagnie de leurs frères et soeurs

Le vice-gouverneur du District d’Abidjan, Danho Paulin, maire de la commune d’Attecoubé n’a pas manqué à l’appel. Ainsi que l’honorable Gourmanon Moya Sabine, député de la commune de Yopougon. Tout comme le cardinal Jean-Pierre Kutwa, archevêque émérite métropolitain d’Abidjan, administrateur apostolique du diocèse de Man, Jean-Baptiste Akwadan, chapelain de sa sainteté, etc.

 

Norbert Abekan dans son homélie a annoncé que nous passons comme l’eau coule. « Tout passe. Seul Dieu ne passe pas ». C’est la raison pour laquelle le prêtre recommande aux Ivoiriens en général et aux fidèles en particulier de s’aimer vivant. Pour le secrétaire exécutif national de la sous-commission épiscopale Justice Paix et Environnement il faut cultiver l’amour, rien que l’amour. Parce qu’en tant qu’humain nous sommes tous de passage sur cette terre des Hommes. La défunte, a-t-il relevé, a terminé son pèlerinage sur la terre des Hommes. Les condoléances, à l’en croire, ne peuvent pas guérir les blessures des humains. « Seule la parole de Dieu peut nous consoler », a rassuré le curé de Saint Jacques des Deux Plateaux.

Le curé Bernard Odjé en soutane

Norbert Abékan n’a pas omis de dépeindre la société avec les divorces, les séparations, les violences de tout genre, le sang versé, les crises, les guerres, etc. L’orateur est d’autant plus peiné que dans les familles les frères et sœurs ne se parlent pas, l’héritage divise dans les familles, les conflits d’intérêts à cause de la gestion des chefferies, etc. La haine, la médisance, la mauvaise foi, l’injustice, l’arbitraire, etc sont le lot quotidien en Côte d’Ivoire.

 

Pis, Norbert Abékan a dénoncé la gestion des choses publiques avec les déguerpissements et leurs lots de sans-abris, les pertes des biens matériels, surtout en période de saison de pluie. L’homme de Dieu estime qu’il n’y a pas de politique à visage humain et la dignité humaine fout le camp. C’est pour toutes ces raisons que le prêtre demande à la défunte de prier pour ceux qui divisent les Ivoiriens, et que l’amour les guide.

 

Mgr Ambroise Manda représentant le cardinal Ignace Bessi, archevêque métropolitain d’Abidjan qui a présenté les condoléances à la famille éplorée plus tôt a présidé la messe. En présence de plusieurs dizaines de prêtres, religieux et religieuses. Sous la bienveillance du curé de Saint François Xavier, Bernard Odjé et son collaborateur Christian Djedri.

 

Olivia Durand

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