ABUJA/7È RENCONTRE DE L’UNION AFRICAINE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS : LA CÔTE D’IVOIRE VEUT INTÉGRER LE CONSEIL D’ADMINISTRATION
La Côte d’Ivoire est en pleine action sur la scène numérique internationale ! Une équipe de haut niveau, dirigée par le Ministère de la Transition Numérique, est actuellement à Abuja pour la 7e grande rencontre de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT). Mais au-delà des défis africains, Abidjan a un objectif vital : récupérer un siège au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). C’est une position essentielle pour garantir l’indépendance numérique du pays.
Abidjan, 21 juillet 2026 – Cette présence importante, prévue pour les 23 et 24 juillet 2026 dans la capitale nigériane, s’inscrit dans la vague de réformes lancée par le Président Alassane Ouattara. La Côte d’Ivoire cherche ainsi à renforcer son rôle de moteur technologique en Afrique de l’Ouest.
La délégation ivoirienne, menée par le Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique (MTNIT), participera à toutes les discussions préparatoires et aux prises de décision. Leur emploi du temps est très chargé, commençant dès le 16 juillet avec une réunion spéciale du Conseil Administratif de l’UAT, axée sur le fonctionnement interne de l’organisation.
Les jours suivants seront tout aussi cruciaux : le 18 juillet aura lieu la 3e rencontre régionale pour préparer la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT (PP-26). Puis, les 20 et 21 juillet, le Comité Préparatoire de la Conférence (CPC) finalisera les propositions qui seront soumises aux ministres. La session ministérielle de la CPL-26, les 23 et 24 juillet, permettra aux pays membres de définir les grandes orientations du secteur et d’élire les nouveaux dirigeants de l’UAT.
Pour s’assurer que cette mission couvre tous les aspects – techniques, réglementaires et politiques – la Côte d’Ivoire a envoyé une équipe variée d’experts. L’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC (ARTCI) est bien représentée par son Président, M. Roger Félix ADOM, son Directeur Général, M. Lakoun OUATTARA, ainsi que plusieurs membres du Conseil et spécialistes techniques.
La délégation comprend également les directeurs et représentants d’autres institutions numériques clés, comme l’AIGF (avec M. Ali BAMBA, Directeur Général adjoint), l’ANSSI, l’ANSUT et l’IIDT. Cette présence large montre la volonté de la Côte d’Ivoire d’aborder ces discussions sous tous les angles : réglementation, sécurité et développement industriel.
La participation ivoirienne à Abuja vise plusieurs buts principaux. En plus de prendre part activement aux élections de l’UAT, la délégation souhaite nouer des partenariats stratégiques avec les autres pays membres et contribuer à la rédaction et à la modification des textes fondateurs de l’Union.
Sur le plan international, Abidjan espère jouer un rôle important dans la coordination des positions communes africaines, qui seront défendues lors de la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT prévue en novembre 2026 au Qatar.
Mais le moment le plus marquant de cette mission pourrait bien se dérouler en coulisses. La Côte d’Ivoire mène une campagne intense pour réintégrer le Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). Cet organisme des Nations Unies est la référence mondiale pour la régulation des fréquences, l’établissement des normes et les grandes orientations technologiques.
Regagner ce siège est une priorité absolue. Cela permettrait à Abidjan de « participer aux grandes décisions mondiales » sur des sujets aussi cruciaux que l’intelligence artificielle, la gestion des fréquences radio ou les infrastructures de demain. « Ce retour est incroyablement stratégique, » souligne le communiqué dont nous avons reçu copie. « Il renforcerait notre influence internationale et confirmerait notre rôle de leader technologique en Afrique de l’Ouest. »
Avec cette offensive diplomatique, la Côte d’Ivoire affirme clairement son désir de ne pas être un simple spectateur de la révolution numérique, mais un acteur à part entière de sa régulation et de son développement, tant en Afrique qu’au-delà.
MÉITÉ Aboubakar