17/04/2026
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CÔTE D’IVOIRE/RESTITUTION DU PROGRAMME DJEMBÉ CITOYEN À L’ÉCOLE ESPOIR DES MAMANS DE YOPOUGON

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Ouattara Souleymane, en boubou blanc, est soucieux du devenir des enfants africains

La restitution du Programme Djembé Citoyen « Rythmes pour tous » initié par Ouattara Souleymane directeur artistique et pédagogique du groupe SouleySoleil s’est déroulée, le samedi 14 mars 2026, à l’Ecole Espoir des Mamans de Yopougon Sideci, dans la commun d’Abidjan, sous un soleil de plomb.

 Les élèves interpellent les adultes

La restitution du Programme Djembé Citoyen « Rythmes pour tous » initié par Ouattara Souleymane directeur artistique et pédagogique du groupe SouleySoleil s’est déroulée, le samedi 14 mars 2026, à l’Ecole Espoir des Mamans de Yopougon Sideci, dans la commun d’Abidjan, sous un soleil de plomb. Cependant, cette chaleur n’a pas empêché les élèves du préscolaire et du primaire de bien mimer et représenter le conte symbolique intitulé « La lune et le grenier du village ». Les parents d’élèves et les tuteurs en tout ont passé cette mi-journée avec fierté. Parce que leurs enfants leur font honneur. Le projet, il faut le rappeler s’inscrit dans le cadre de la restitution du Programme Djembé Citoyen « Rythmes pour tous » initié par Ouattara Souleymane directeur artistique et pédagogique du groupe SouleySoleil qui a joué son instrument favori pour entretenir les invités, le personnel et les élèves, etc.

Les marionnettes géantes de la Compagnie Ivoire Marionnette ont permis aux élèves de bien danser aux sons des aires locales sous le soleil ardent. Les élèves de l’académie de football de l’école ont aussi fait la démonstration de ce qu’ils ont appris avec leur encadreur.

À travers le conte symbolique intitulé « La lune et le grenier du village » il s’agissait de mettre en lumière un principe fondamental qui fonde toute société durable : ce qui appartient à tous doit être protégé par chacun. « A travers ce récit, j’ai souhaité proposer un outil pédagogique accessible, capable d’ouvrir un espace de réflexion autour de notions essentielles telles que le partage, la responsabilité et la gestion du pouvoir », a annoncé Ouattara Souleymane. Et de poursuivre : « À travers leurs gestes et leurs rythmes, les enfants nous rappellent une vérité essentielle : quand on joue ensemble, le rythme devient juste, et quand on écoute réellement, le village devient fort ».

 Il faut contribuer à la construction du citoyen en devenir

 Pour le directeur artistique et pédagogique du groupe SouleySoleil il s’agit avant tout d’un projet éducatif, social et citoyen, qui mobilise la musique, le rythme, le corps et l’oralité comme de véritables outils de formation humaine. « À travers cette démarche, mon objectif n’est pas de former des musiciens au sens académique du terme, mais de contribuer à la construction de citoyens en devenir : des enfants capables d’écouter, de coopérer, de respecter des règles communes, de prendre leur place sans exclure celle des autres, et, surtout, de comprendre que le collectif n’est pas une contrainte, mais une richesse », a-t-il argumenté. Ouattara Souleymane a révélé que le Programme Djembé Citoyen « Rythmes pour tous » est dans sa phase pilote qui va durer six mois. Et que le projet va s’étendre sur l’ensemble du territoire ivoirien.

À travers SouleySoleil, l’ambition du promoteur est de créer des passerelles durables entre les cultures, les territoires et les générations, et de faire de la musique un outil de transmission, de lien social et d’émancipation citoyenne. « Cette expérience me rappelle une vérité fondamentale : l’éducation ne peut être portée par une seule personne, ni par une seule institution. Elle est une responsabilité collective, partagée entre l’école, la famille, les acteurs culturels, les collectivités et les institutions publiques », a-t-il rassuré. Et de conclure : « Comme le rappelle un proverbe que je place au cœur de ma démarche : « Il faut tout un village pour éduquer un enfant. » Ouattara Souleymane a donc offert quatre mini balafons et quatre mini tam-tams à l’établissement où est logé le projet. Ce, pour le fonctionnement d’une classe spéciale de musique au sein de l’école.

La fondatrice de l’École Espoir des Mamans, Mme Kamagaté Marie-Louise a véritablement apprécié le choix de son établissement pour le projet. Pour elle, il faut former les enfants autrement. « Les enfants ont beaucoup de talents qu’il faut exploiter », a-t-elle confié. L’école, la culture et l’art sont un maillon de la même chaîne selon elle.

Le conseiller principal d’inspection de Yopougon Sideci, Blé Bahi César représentant l’inspecteur de l’enseignement primaire a loué l’initiative du projet. Pour lui avec l’évolution dans la société, il faut permettre aux enfants d’avoir plusieurs cordes à leurs arcs pour leur insertion sociale.

 

Olivia Durand

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