28/10/2026
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DIGITALISATION DE L’ARCHIDIOCÈSE D’ABIDJAN : IGNACE BESSI : « LE NUMÉRIQUE AIDE LE FIDÈLE À RETROUVER SA PAROISSE »

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Ignace Bessi, 3ème à partir de la droite, demande aux fidèles de s'approprier les solutions numériques

Catho Plus est une application qui permet au fidèle catholique de retrouver sa paroisse sans se déplacer. Cette application permet de rassembler plusieurs services paroissiaux sur une plateforme pour permettre d’effectuer des offrandes, de verser le denier du culte, de faire des dons par mobile money, etc. Voici, entre autres, les caractéristiques de la solution Catho Plus qui a été présentée, le samedi 24 octobre 2026, à la cathédrale Saint Paul, à Abidjan-Plateau. Catho School aussi a été présenté.

 

Catho Plus permet de consulter les horaires des messes et les actualités de la paroisse, retrouver l’historique des contributions, obtenir des attestations annuelles de dons et déposer des intentions de messe. La solution Catho School permet de régler la scolarité de son enfant, consulter ses notes et suivre son assiduité, échanger avec les établissements, prendre rendez-vous avec les enseignants, etc. Ces deux solutions rentrent dans le cadre de la digitalisation de l’Archidiocèse d’Abidjan.

 « Le numérique doit rester un serviteur, jamais un maître », a déclaré le cardinal Ignace Bessi Dogbo, archevêque métropolitain d’Abidjan. Pour lui, ces outils doivent permettre à l’Église d’investir les espaces numériques sans perdre de vue sa mission pastorale. « Catho+, outil au service de la paroisse, ne remplace pas la paroisse. Il aide le fidèle à retrouver sa paroisse, à connaître sa vie, ses horaires, ses annonces et à y prendre part », a-t-il expliqué.

 

L’archevêque d’Abidjan a également insisté sur la place des familles dans cette transformation numérique. « Catho School veut rapprocher l’école et la famille, et aider les parents à mieux accompagner leurs enfants », a-t-il souligné. Il a toutefois rappelé que ces solutions ne se substituent ni à la messe ni aux acteurs de l’éducation chrétienne. « Ces outils ne remplacent pas le prêtre, le catéchiste, l’enseignant, ni la rencontre fraternelle. Et ils n’excluent personne », a-t-il précisé.

Mme Marie Jeanne Alaba de l’économat diocésain d’Abidjan

Marie Laure Abotcha Boni, économe diocésaine de l’Archidiocèse d’Abidjan, pour sa part, a indiqué que la plateforme répond à un enjeu de modernisation administrative et de confiance. « L’Archidiocèse d’Abidjan franchit un cap historique. Nous répondons à l’appel de notre temps. Le numérique ne vient pas remplacer l’humain, il vient le libérer des lourdeurs administratives », a-t-elle insisté.

 

La responsable a mis l’accent sur le suivi des flux financiers. Les contributions sont enregistrées au niveau des paroisses, puis consolidées par l’Économat diocésain. Le fidèle reçoit une confirmation de son don et la somme est destinée à la paroisse qu’il a choisie. Ce dispositif doit faciliter le contrôle des opérations et la reddition des comptes. Le recours à l’application reste facultatif : les fidèles peuvent continuer à effectuer leurs offrandes selon les pratiques habituelles. Elle s’est réjouie de ce que les solutions numériques permettent aux prêtres de se concentrer sur la parole de Dieu au profit des fidèles.

 

Quant à Serge Assalé, directeur de la communication, des médias et de la digitalisation de l’Économat diocésain, il a présenté les deux applications de manière pratique. Cette démonstration a permis d’exposer leurs fonctionnalités et les modalités d’utilisation. Il a également annoncé une phase pilote de six mois afin d’accompagner les premiers utilisateurs et de recueillir leurs retours.

 

Le directeur de la Digitalisation, Hervé Boni a rassuré de ce que des dispositions sont prises pour faire face aux défaillances techniques.

 

Onze paroisses sont sélectionnées pour la phase pilote de Catho Plus sur une période de six mois. Au niveau de Catho School, ce sont neuf établissements qui sont retenus pour la phase pilote. L’extension aux autres entités doit s’effectuer progressivement, en tenant compte des capacités techniques et de la formation des équipes.

 

Une campagne de communication et de sensibilisation est prévue du 26 octobre au 22 novembre 2026, avant de se poursuivre à un rythme réduit jusqu’au 20 décembre. Des points d’assistance seront également organisés chaque dimanche dans les paroisses pilotes pendant les huit semaines suivant la mise en service. Des volontaires formés aideront les fidèles à installer les applications et à réaliser leurs premières opérations. À fin décembre prochain, il y aura un bilan à mi-parcours du processus.

 

Olivia Durand

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