ENTERREMENT : AUGUSTINE ABODJO ALIMAN REPOSE AU CIMETIÈRE DE GRAND-BASSAM
Abidjan, 13 septembre 2026 – C’est avec une profonde tristesse que la communauté a accompagné Mme Augustine Abodjo Aliman à sa dernière demeure. Celle qui nous a quittés le 5 août dernier a été inhumée ce samedi 12 septembre au cimetière municipal de Grand Bassam, rejoignant ainsi son père disparu en 1995. De nombreuses personnalités étaient présentes pour lui rendre un dernier hommage, parmi lesquelles la reine mère d’Abengourou, Konan Bertin, DG de UTB, les évêques Kouassi Désiré et Kouman de l’église évangélique Centre Chrétien, ainsi que la surintendante Kouman Annette de cette même communauté. Une importante représentation de l’Amicale des anciens SALCI Ono 70 s’était également déplacée, conduite par Boua Pagnol et comprenant les conseillers Djénéba Diallo, Yao Mathias Trésor, Bernard Sihouli, Michel Mike Debre et Zouzoua Placide.

Dès le début de l’après-midi, sous un soleil de plomb, le long convoi funèbre transportant la dépouille d’Augustine est arrivé au cimetière de Bassam. Une foule immense de parents, d’amis et de connaissances y était déjà rassemblée, les visages empreints de douleur, laissant transparaître des larmes discrètes et des sanglots contenus. Tous étaient venus dire un ultime adieu à cette femme qui a marqué son époque, ancienne membre du comité d’organisation des fameuses soirées « BOUM Disco » des années 70, originaire d’Ono, cette localité située à 12 kilomètres du département de Bonoua, réputée pour ses délicieux ananas.

Une fois le cercueil retiré du corbillard et déposé sur son support, l’évêque Kouman a béni le corps, implorant le Seigneur de l’accueillir en son royaume céleste. Des chants sacrés se sont élevés vers le ciel pour cette intention. Puis, l’évêque Kouassi Désiré a puisé son message d’espoir dans la première lettre de Saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (chapitre 4, versets 16 à 17), rappelant la foi des chrétiens de se retrouver un jour au ciel à l’appel de la trompette. Il a conclu par ces mots poignants. « Puisque l’esprit de notre sœur feue Augustine Aliman est retourné à Dieu. Nous confions donc le corps de notre sœur à la terre et à la poussière. De la terre à la terre, de la poussière à la poussière, nous allons ensemble chanter… Gloire à Dieu. », a-t-il déclaré.

Ensuite, le cercueil a été délicatement descendu dans la tombe. Un par un, la famille, les proches, les enfants et les petits-enfants se sont avancés pour déposer des fleurs et quelques poignées de terre en direction de la fosse, marquant ainsi leur dernier adieu. Alors, un puissant « Gloire à Dieu » a retenti dans tout le cimetière, s’élevant des cœurs comme une offrande parfumée, implorant la miséricorde divine afin que cette fidèle servante soit accueillie auprès de Lui, achevant ainsi son pèlerinage terrestre pour rejoindre l’éternité, là où n’existent plus ni larmes, ni douleur, ni deuil.

Une heure avant cette inhumation, la cérémonie de levée du corps avait eu lieu à 12 heures à Ivosep-Treichville, là où, jeudi, s’était déroulée une veillée de prières empreinte de recueillement. Au cours de celle-ci, la surintendante Kouman Annette, qui avait eu la chance de côtoyer et de bien connaître la regrettée Augustine, avait livré un témoignage particulièrement émouvant et vibrant.
Augustine Abodjo laisse une sœur aînée, Lucie, totalement abattue, et trois enfants orphelins : Docteur Sangaré Mohamed, Sangaré Ismael et Sangaré Ibrahim.
MÉITÉ Aboubakar
(Envoyé spécial)