27/01/2026
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Finance publique en Côte d’Ivoire/Recouvrement des recettes fiscales au 2e trimestre 2025 : Voici l’objectif de la DGI

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La Direction générale des Impôts (DGI) de Côte d’Ivoire a enregistré un gap de 9,5 milliards de FCFA par rapport à ses objectifs de recettes pour le premier trimestre 2025. C’est-à-dire sur 1.116,8 milliards FCFA comme objectif, ce sont 1.107,3 milliards FCFA que la DGI a pu recouvrer. L’information a été rendue publique, le vendredi 25 avril dernier, à Onomo hôtel, à Abidjan-Port Bouët, lors du séminaire bilan du premier trimestre de 2025, par le directeur général des Impôts (DGI), Ouattara Sié Abou. En présence du directeur de cabinet adjoint, Vassogbo Bamba, représentant le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly. “L’apport du renseignement dans la mobilisation des recettes fiscales” était le thème de ce séminaire. Pour le deuxième trimestre 2025 la DGI ambitionne de recouvrer 1.542,9 milliards FCFA.

Ouattara Sié Abou s’est félicité de ce que quand bien même il y a un écart déficitaire de 9,5 milliards FCFA, son institution a réalisé un taux de 99,1%. Soit une croissance de 21,3 % par rapport au premier trimestre 2024 (932,2 milliards FCFA).

Ouattara Sié Abou s’est félicité de ce que quand bien même il y a un écart déficitaire de 9,5 milliards FCFA, son institution a réalisé un taux de 99,1%. Soit une croissance de 21,3 % par rapport au premier trimestre 2024 (932,2 milliards FCFA).

Le Directeur général a expliqué que cet écart est en partie dû à des facteurs comme les difficultés de mise en œuvre des réformes de l’impôt foncier et certaines mesures de l’Annexe fiscale 2024, ainsi que des perturbations du réseau informatique dues à l’obsolescence du matériel informatique et la contre-performance de certains impôts majeurs. Malgré les difficultés Ouattara Sié Abou est convaincu que ses collaborateurs peuvent atteindre les objectifs fixés pour le deuxième trimestre 2025 à savoir recouvrer 1.542,9 milliards FCFA. Soit une hausse de 24,9 % par rapport au premier trimestre de l’année 2024. Le patron de la régie financière compte sur le thème (“L’apport du renseignement dans la mobilisation des recettes fiscales”) qui, selon lui, devait permettre à ses collaborateurs de trouver les voies et moyens pour relever les défis. A’ savoir mettre l’accent sur le recouvrement des arriérés fiscaux, les déclarations sans paiement, le contrôle fiscal, l’élargissement de l’assiette fiscale, etc. La DGI entend aussi améliorer la qualité des émissions d’impôts, avec une meilleure exploitation des données collectées. Ainsi que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, la récupération des ressources détournées, établir l’équité fiscale entre les opérateurs et éduquer le contribuable au civisme fiscal.

La Dgi, selon Ouattara Sié Abou, compte, en outre, utiliser la technologie de pointe, comme des drones à haute capacité capables de modéliser en 3D les bâtiments et terrains afin de mieux évaluer les bases imposables. Un système d’interconnexion avec d’autres administrations est également en place pour surveiller les activités échappant aux services fiscaux.

Conscient de la spécificité de cette année électorale, en Côte d’Ivoire, Ouattara Sié Abou estime que la DGI doit constituer une provision suffisante. C’est à juste titre qu’il a lancé un appel à ses collaborateurs en vue de “redoubler d’ardeur, d’imagination et d’ingéniosité”. Il invite l’ensemble des collaborateurs à exploiter pleinement leur potentiel pour relever les défis fiscaux de l’année en cours.

Le directeur de cabinet adjoint du ministre des Finances et du Budget, Vassogbo Bamba, a indiqué que ce séminaire bilan constitue une opportunité précieuse d’autoévaluation pour la DGI. Il a également exprimé la satisfaction du ministre quant à l’engagement constant du personnel de la DGI dans la dynamique de modernisation et de recherche de performance. Vassogbo Bamba a rappelé que la mobilisation des recettes constitue une priorité stratégique dans le cadre du Programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) en 2023. Ce programme prévoit notamment une augmentation d’au moins 0,5 point de pourcentage du taux de pression fiscale par rapport au produit intérieur brut (PIB). Le représentant du ministre a encouragé les participants à capitaliser les recommandations issues de ce séminaire, tout en réaffirmant la confiance du Gouvernement en la capacité de la DGI à relever les défis liés à la mobilisation des recettes fiscales pour l’année 2025.

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