FOOTBALL/L’ESPAGNE SACRÉE CHAMPIONNE DU MONDE : FERRAN TORRES OFFRE LA DEUXIÈME ÉTOILE À LA ROJA
Seize ans après son premier sacre, la Roja a brandi hier sa deuxième Coupe du Monde au terme d’une finale palpitante contre l’Argentine. Bien que dominatrice de bout en bout, l’équipe espagnole a dû attendre la prolongation pour sceller son destin. C’est Ferran Torres, entré en jeu, qui a délivré les siens en marquant l’unique but (1-0), rappelant le sacre de 2010.
Abidjan, 20 juillet 2026 – L’excitation avait pourtant commencé bien avant le coup de sifflet, avec un concert grandiose au MetLife Stadium, réunissant des légendes comme Madonna, Justin Bieber, Shakira, Burna Boy, IShowSpeed et Swae Lee, chauffant la foule à blanc. Mais si l’ambiance était festive en tribunes, le spectacle sur le terrain a rapidement tourné à la frustration pour les nombreux supporters espagnols.
Dès l’entame, l’Argentine est apparue dépassée, asphyxiée par le collectif espagnol. Le plan de jeu de Scaloni, ou plutôt son absence flagrante, s’est révélé fatal. L’Albiceleste, trop dépendante du génie solitaire de Messi, a passé la majeure partie du temps à subir la pression constante d’une Roja qui, bien que manquant de vitesse, tournait sans cesse autour de sa surface.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes et soulignent l’ampleur de la domination : 66% de possession en faveur de l’Espagne, contre un maigre 34% pour l’Argentine. Les joueurs de Luis de la Fuente ont assailli la cage d’Emiliano Martinez à vingt reprises, le portier argentin multipliant les prouesses avec 11 arrêts décisifs. Côté argentin, le bilan est affligeant : aucun tir cadré pour Messi et ses partenaires, 9 corners concédés et 4 hors-jeu, signes d’une impuissance offensive totale.

L’expulsion d’Enzo Fernández en seconde mi-temps (90+3) a enfoncé un peu plus une Albiceleste déjà aux abois. Réduits à dix, les Argentins ont alors héroïquement lutté, affichant une abnégation impressionnante pour tenter d’arracher la séance des tirs au but.
Mais, comme en 2010, c’est un héros inattendu qui a fait pencher la balance. Ferran Torres, entré en jeu (62è) pour dynamiser l’attaque, a surgi en prolongation. Sur une remise de la tête de Nico Williams, l’attaquant espagnol a trompé un Emiliano Martinez qui, cette fois, n’a rien pu faire. 1-0, la libération ! Le MetLife Stadium s’est embrasé de bonheur, l’Espagne tenant enfin sa deuxième Coupe du Monde.
Ferran Torres a logiquement été désigné Homme du match, s’inscrivant ainsi dans la légende aux côtés d’Andrés Iniesta, buteur décisif en 2010. Un héritage fort pour une génération dorée qui a su concrétiser sa domination.
En conférence de presse, Lionel Scaloni, le sélectionneur argentin, a fait preuve d’une grande dignité : « Nous avons perdu et nous l’assumons. Mais cela ne nous fera pas oublier le chemin parcouru. Il faut se relever, c’est tout ce qu’il reste à faire », a-t-il sobrement conclu, reconnaissant la supériorité de l’adversaire.
Pour l’Espagne, cette victoire représente le couronnement d’un projet de jeu ambitieux, bâti sur la durée. Pour Lamine Yamal, à seulement 18 ans, ce Mondial aurait pu tourner au cauchemar sans le but salvateur de Ferran Torres, mais ce soir, c’est bien l’Espagne tout entière qui est l’héroïne.
Championne du monde pour la seconde fois de son histoire (après 2010), la Roja grave son nom plus profondément encore dans la légende. Les Argentins, quant à eux, devront se contenter d’une maigre consolation : pas de doublé mondial. Leur performance en finale fut en deçà de tout, le suspense n’ayant été maintenu que par l’héroïsme de Martinez et la maladresse des attaquants espagnols.
Au coup de sifflet final, la fête a pu reprendre de plus belle, une célébration mondiale, mais dont le cœur battait, plus fort que jamais, pour l’Espagne, de nouveau sur le toit du monde !
MÉITÉ Aboubakar