INSTITUT DES SŒURS NOTRE DAME DE L’INCARNATION : LA SŒUR ERNESTINE NANAN COMMÉMORE SES 25 ANS DE VIE RELIGIEUSE
Après 25 ans de vie religieuse, la Sœur Ernestine Nanan, de l’Institut des Sœurs Notre Dame de l’Incarnation a été honorée par la paroisse Saint François Xavier de son village Anono, mais aussi par la communauté villageoise, sa catégorie Tchagba Agban, sa famille biologique, ses amis et connaissances.
Après 25 ans de vie religieuse, la Sœur Ernestine Nanan, de l’Institut des Sœurs Notre Dame de l’Incarnation a été honorée par la paroisse Saint François Xavier de son village Anono, mais aussi par la communauté villageoise, sa catégorie Tchagba Agban, sa famille biologique, ses amis et connaissances.
Mais aussi ses consœurs et les prêtres. On note la présence particulière du représentant du cardinal Ignace Bessi, le vicaire général de l’archidiocèse d’Abidjan, Ambroise Manda, Jean-Baptiste Akwadan, châtelain de sa Sainteté, le chef du village d’Anono, Djorogo Nandjui Severin, un Tchagba Agban, Gbamnan Djidan, ex-maire de Yopougon, le prédicateur supérieur de l’Eglise harriste d’Akouédo, le chef de la grande famille Lokoman d’Anono, Claude Aké, etc.

C’est dans la ferveur, l’adoration, la louange, etc. le dimanche 3 août 2025, dans une église de la paroisse Saint François Xavier, haute en couleurs et en sons, que la Sœur Ernestine Nanan a été honorée, avec la fusion des chorales Chœur des Anges et Notre Dame de l’Espérance. Un jour mémorable pour la Sœur Ernestine Nanan tant la messe a été très bien menée et organisée. Après la lecture du texte principal de l’évangile du jour, la Sœur Ernestine Nanan a fait son entrée dans l’église en compagnie de deux de ses consœurs, en entonnant en langue atchan, la langue locale, une chanson intitulée « Comment rendre au Seigneur tous les biens qu’il m’a faits ».
Le vicaire épiscopale, Norbert Abékan, curé de la paroisse Saint Jacques des Deux Plateaux, natif d’Anono, dans son homélie s’est appesanti sur ‘’Comment rendre au Seigneur tous les biens qu’il m’a faits’’. Le prêtre a posé la question de savoir comment peut-on rendre grâce au Seigneur quand on est confronté aux difficultés de toute sorte ? Cependant, le Seigneur, a-t-il révélé, entend les cris de souffrance de ses enfants. Et que le Seigneur sait qui il envoie vers ses enfants pour les soulager.
C’est en cela que Norbert Abékan a recommandé à la Sœur Ernestine Nanan de ne pas avoir peur de quoi que ce soit. Et que celui qui suit l’éléphant n’a plus peur de la rosée. « Mettons Dieu dans notre vie », a conseillé le vicaire épiscopal qui n’a pas manqué de demander à Dieu d’aider les Ivoiriens à instaurer la paix dans leur pays. C’est dans ce cadre que Norbert Abékan a posé la question de savoir si les politiques en Côte d’Ivoire aiment leur pays parce que le contexte de l’élection présidentielle présage des violences avec beaucoup d’indice comme le problème de l’exclusion des candidats, la liste électorale conflictuel, etc.
Le vicaire épiscopal est sûr d’une chose, les hommes passent mais le pays et les institutions demeurent. C’est la raison pour laquelle il demande aux politiques de cultiver la vérité, l’amour, la tolérance et le consensus. Le curé de la paroisse Saint Jacques des Deux Plateaux n’a pas omis de rappeler qu’il y a trop de divisions dans et entre les familles d’Anono. Le prêtre a aussi dénoncé la consommation de la drogue par les jeunes du village. Après l’homélie, la Sœur Ernestine Nanan a présenté son symbole à la communauté, à savoir le sel. Le sel, a-t-elle expliqué a les fonctions de purification et d’aliment voire d’amabilité et de douceur. Pour elle, il faut donner un goût à la vie et l’espoir à ceux qui désespèrent.

La Sœur Ernestine estime qu’elle a la vocation grâce au Seigneur. « C’est Dieu qu’il faut remercier pour ce que je suis. C’est à lui que revient tout l’honneur », a-t-elle dit. La Sœur a remercié toutes les personnes morales et physiques qui l’ont soutenue. C’est le 6 septembre 2008 qu’elle fait ses vœux solennels. Avec la Caritas diocésaine, aujourd’hui, elle est en mission, à Terni, au centre de l’Italie depuis deux ans. Ernestine Nanan est de la catégorie Tchagba Agban d’Anono qui l’a soutenue durant cette messe.
Elle a reçu énormément de don en nature comme en espèces. Le représentant du curé de la paroisse Saint François Xavier, Giles Dogoua César, le vicaire Christian a tout simplement remercié toutes les personnes qui sont venues à la cérémonie et qui ont contribué à l’organisation de la messe.
Olivia Durand
Historique de l’Institut des Sœurs Notre Dame de l’Incarnation
L’Institut des Sœurs Notre Dame de l’Incarnation est une congrégation religieuse fondée en Côte d’Ivoire, le 25 mars 1982 par le cardinal Bernard Agré, alors évêque du diocèse de Man, en Côte d’Ivoire. Il a été archevêque métropolitain d’Abidjan et cardinal. Les motifs de la création de l’institut étaient de répondre à la détresse spirituelle et sociale des jeunes, en particulier ceux en situation de vulnérabilité. Son charisme ; c’est de vivre le mystère du Verbe Incarné dans le service de l’éducation intégrale de la jeunesse. La Présence, l’ Offrande et le Service est la devise de l’Institut.
Inspirée du mystère de l’Incarnation : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe s’est fait chair… » (Jean 1,1-4;9,14), les sœurs sont appelées à révéler l’amour miséricordieux du Christ incarné à travers leur mission éducative et pastorale.
L’Institut est implanté en Afrique et Europe avec 15 communautés. En 2019, une communauté a été établie à Monaco, en France, composée de plusieurs sœurs ivoiriennes et togolaises. L’Éducation des enfants et des jeunes est le fondement de l’Institut. Mais la pastorale paroissiale, l’accompagnement spirituel et le soutien aux personnes en détresse font aussi partie des actions de l’Institut.
O.D