27/01/2026
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JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FILLE À DAKAR : LES FILLES D’AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE INTERPELLENT LES DIRIGEANTS

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A l’occasion de la Journée internationale de la fille où s’est tenu, à Dakar, le 10 octobre 2025, le Sommet des filles d’Afrique de l’ouest et du centre, les filles demandent aux dirigeants politiques et aux décideurs de prendre toutes les

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A l’occasion de la Journée internationale de la fille où  s’est tenu, à Dakar, le 10 octobre 2025, le Sommet des filles d’Afrique de l’ouest et du centre, les filles  demandent aux dirigeants politiques et aux décideurs de prendre toutes les dispositions pour qu’elles aient accès non seulement à l’éducation, aux soins de santé mais aussi que leurs avis soient pris en compte lors des décisions. L’information provient d’un communiqué des organisateurs du sommet daté du même jour.

 

Au cours des deux jours du Sommet, les filles ont élaboré une déclaration qui demande aux gouvernements, organisations régionales et  partenaires internationaux de placer les voix des filles au cœur de la prise de décision. Et créer des espaces sûrs pour briser les tabous et permettre une expression libre. Ainsi que former les professionnels doivent s’imprégner des réalités vécues par les filles. Et suivre la mise en œuvre des lois et programmes afin que les droits deviennent une réalité concrète.

S’adressant aux dirigeants régionaux, les filles ont exigé que les gouvernements et leurs partenaires cessent de marginaliser leurs voix. Elles ont souligné qu’elles veulent être présentes lorsque les décisions qui les concernent sont prises, et ont rappelé qu’elles sont les mieux placées pour parler de leurs propres réalités. Le Sommet des filles d’Afrique de l’Ouest et du Centre marque un tournant historique, car pour la première fois, des adolescentes venues de toute la région ont défini leur propre agenda pour le changement, et exigent que les dirigeants écoutent et tiennent enfin les promesses faites par le passé.

 

Les filles de l’Afrique de l’ouest et du centre ont dénoncé la lenteur dans l’application de mesures et que les promesses n’ont pas été tenues. A’ l’image de la Déclaration de Beijing sur les droits des femmes, 30 ans après. C’est pourquoi elles ont appelé à des mesures urgentes pour mettre fin à la discrimination et à la violence, et pour garantir leurs droits à l’éducation, à la santé, à la protection et à la participation.

 

À l’issue des consultations nationales menées dans 24 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, les filles ont identifié les domaines suivants comme priorités d’action. IL s’agit de rendre l’école juste et inclusive pour toutes. Et chaque fille doit avoir le droit d’apprendre. Ainsi que l’offre des bourses à celles qui en ont le plus besoin. « Donnez-nous des enseignants attentifs, des classes où nous pouvons apprendre, et des compétences qui nous préparent à la vie », ont-elles dit.

 

L’accès à des services de santé de qualité, confidentiels et accessibles font partie des priorités des filles. Et la protection de la planète et celle de l’avenir. Le changement climatique est une réalité qui met la vie des filles en danger. C’est pourquoi les filles demandent aux autorités d’agir dès maintenant les communautés.

Les filles de l’Afrique de l’ouest et du centre souhaitent la fin du mariage des enfants et des mutilations génitales féminines (MGF). Le maintien des filles à l’école et leur accès à des services de santé de qualité et adaptés aux adolescents, selon les filles, est essentiel pour prévenir ces pratiques néfastes.

 

Pour les filles, il faut Dire NON à la violence basée sur le genre. « Nous avons besoin de règles fortes, de vraies sanctions et de justice lorsque les filles sont blessées », ont-elles souhaité. L’inclusion des filles en situation de handicap partout constitue une préoccupation des filles. « Les droits des filles ne peuvent pas attendre », ont-elles dit. « Nous voulons être prises en compte lorsque notre histoire sera écrite, car nos voix comptent », a déclaré Isabel, de Guinée équatoriale.

 

Olivia Durand

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