13/03/2026
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PROMOTION DU GENRE/LUTTE CONTRE LES INEGALITES SOCIALES EN COTE D’IVOIRE: LE PROJET GIRLS SOLIDARITY LANCE

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Dix jeunes filles issues de milieu précaire de la région de Sinfra et de Boundiali vont bénéficier du projet Girls Solidarity qui va leur permettre de poursuivre leurs études jusqu’à leur insertion sociale. Ce projet initié par l’Ong Woman Leader et ses partenaires qui va s’étendre sur trois ans va prendre en compte 20 autres jeunes filles.

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Dix jeunes filles issues de milieu précaire de la région de Sinfra et de Boundiali vont bénéficier du projet Girls Solidarity qui va leur permettre de poursuivre leurs études jusqu’à leur insertion sociale. Ce projet initié par l’Ong Woman Leader et ses partenaires qui va s’étendre sur trois ans va prendre en compte 20 autres jeunes filles. Le lancement de ce projet a eu lieu, le jeudi 4 septembre 2025, à la représentation de l’Unicef, dans la commune de Cocody, à Abidjan.

 

La ministre ivoirienne de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Myss Belmonde Dogo a pris part à cette cérémonie. Le projet Girls Solidarité entend apporter une réponse aux différents défis que rencontrent certaines jeunes filles en Côte d’Ivoire.  A’ savoir, les mariages précoces, les grossesses en milieu scolaire, la pauvreté des ménages, ainsi que plusieurs autres obstacles qui empêchent ces milliers de filles de réaliser leur potentiel.

 

Myss Belmonde Dogo demande aux institutions et organisations de parrainer le projet pour qu’il aille au-delà de juillet 2026. Elle a promis de soutenir les familles des filles retenues pour le projet pour un résultat efficient. Elle se réjouie du projet et a promis de mobiliser toutes les forces vives de la Nation ivoirienne parce que l’initiative est très louable. En ce sens que le gouvernement ivoirien ne peut pas tout entreprendre sans que la société civile ne joue sa partition.

 

La ministre a promis de trouver 50 parrains pour 2026 en vue de l’accompagnement de 50 jeunes filles. Elle tient à ce que l’accent soit mis sur l’éducation sexuelle pour lutter contre les grosses précoces non sans demander de veiller, en outre, à la formation professionnelle des jeunes garçons. Parce que encadrer les jeunes filles sans les garçons serait œuvre inutile.

 

Pour la Représentante résidente adjointe de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Stirbu Mariana, le lancement du projet Girls Solidarity, marque un pas de plus dans la lutte contre les inégalités. Des inégalités qui selon elle, freinent l’accès des filles à l’éducation dans le pays. « Malgré les progrès importants réalisés ces dernières années, seulement 24,5 % des filles poursuivent leur scolarité au second cycle du secondaire et dans les zones rurales, les défis sont encore plus grands », a-t-elle dit.

 

En accompagnant 10 jeunes filles de Sinfra et de Boudiali, deux zones particulièrement vulnérables, avec des mentors, un soutien psychosocial et des kits de dignité, ce projet, selon elle, va bien au-delà de l’assistance matérielle : il crée un réseau de solidarité et d’inspiration.

 

Après avoir salué les personnalités présentes et l’UNICEF pour leur soutien, la présidente du conseil d’administration de l’ONG Woman Leader, a tenu à rappeler l’historique et les ambitions du projet.  « Grâce à votre engagement, en mai 2025 nous avons pu avec l’appui précieux de notre partenaire Catalys-Plus, procéder au lancement officiel de notre plan stratégique 2025-2030. Ce plan, fruit de longues heures de travail, de réflexion et de passion, prend vie aujourd’hui à travers une initiative qui me tient particulièrement à cœur, le projet Girls Solidarité, » a-t-elle indiqué. Et d’ajouter : « Nous croisons chaque jour dans nos communautés des jeunes filles brillantes, ambitieuses, pleines de potentiel et pourtant trop souvent leurs parcours sont entravés par des réalités douloureuses ».

 

En Côte d’Ivoire le taux de maintien des filles dans le secondaire, reste préoccupant, en milieu rural nous sommes encore à 24,5 %, et ces disparités, selon elle, freinent leur accès à l’éducation, à l’autonomie et à leur prospérité. « Et notre réponse pour contribuer à réduire ces disparités, c’est le projet Girls Solidarity», a-t-elle relevé. Notons que ce programme comprend un mentorat scolaire pour renforcer le parcours éducatif de ces jeunes filles, une formation digitale, des opportunités d’insertion professionnelle et des bourses d’études.

 

Olivia Durand

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