14/04/2026
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CÔTE D’IVOIRE/DETTE INTÉRIEURE : LE SYNAFECI DEMANDE LA RÉACTIVATION DU CADRE DE CONCERTATION

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Faustiin GRÉ (assis au centre), Président du Syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire (SYNAFECI)

Le cadre de concertation entre l’État ivoirien et le Syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire (SYNAFECI), initié en janvier 2024, à la demande du président Alassane Ouattara, est en léthargie. Le président du Synafeci, Gré Faustin demande à l’Etat ivoirien de réactiver ce cadre pour reprendre les discussions en espérant le paiement de l’argent que l’Etat doit aux fournisseurs. 

C’est le vœu premier que Gré Faustin a émis, le mardi 7 avril 2026, à Angré, dans la commune de Cocody, lors de la première conférence de presse de l’année 2026.

Gré Faustin comme à son habitude s’est appesantit sur le paiement des créances des fournisseurs. Non sans dénoncer une gestion qu’il juge opaque de la dette intérieure sinon du passif des fournisseurs et des pratiques administratives jugées préjudiciables à la survie des entreprises locales.

« Le Synafeci a pourtant soumis des créances impayées d’un montant total de 39 048 705 069 FCFA, dont environ 34,8 milliards FCFA destinés aux écoles catholiques et méthodistes. Bien que le Trésor public affirme avoir réglé la quasi-totalité de cette somme, les bénéficiaires n’ont rien reçu depuis deux ans. Où est passé cet argent appartenant aux écoles catholiques et méthodistes, surtout les 34.645.149.994 FCFA ? », s’est interrogé le syndicaliste.

Ces montants a précisé Gré Faustin proviennent des subventions de l’Etat ivoirien à ces écoles de 2009 à 2012. Lors de la rencontre entre le Synafeci et le Trésor public du 10 février 2026, l’institution, au dire de Gré Faustin, n’a pas été à mesure dire où sont passés ces 34,645 milliards FCFA.

Le Synafeci constate une volonté manifeste de certains hauts fonctionnaires de saboter le dialogue social et de fragiliser l’économie nationale. Face au risque de paralysie et de chaos économique que font peser ces agissements, le syndicat, à en croire Gré Faustin, prendra bientôt les mesures qui s’imposent pour garantir la survie des entreprises ivoiriennes et protéger les milliers de familles qui en dépendent.

 

Olivia Durand

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