22/10/2026
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CÔTE D’IVOIRE/5E ÉDITION DES GRANDS ATELIERS DES ARTS : QUAND LA TRADITION DEVIENT MATIÈRE À CRÉATION

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Jean-Paul Méhansio, à gauche, promoteur de spectacles

Jean-Paul Méhansio, à gauche, promoteur de spectacles

Du 23 au 25 octobre 2026, les Grands Ateliers des Arts (GADA) reviennent pour une 5e édition placée sous le signe de la tradition. À travers 28 rendez-vous artistiques, des créateurs de cinq pays investiront l’Institut français de Côte d’Ivoire, à Abidjan-Plateau, et la Cocoteraie des Arts de Mondoukou, à Grand-Bassam, pour questionner le patrimoine et son devenir dans la création contemporaine.

 

La tradition sera au cœur de la 5e édition des Grands Ateliers des Arts (GADA). Organisée du 23 au 25 octobre 2026 entre Abidjan et Grand-Bassam, cette nouvelle édition réunira des artistes de Côte d’Ivoire, de France, de Hongrie, du Burkina Faso et du Congo-Brazzaville autour du thème « De la tradition ».

 

L’événement a été officiellement présenté le 6 octobre au Bushman Café, à M’Pouto, en présence du promoteur et chorégraphe Jean-Paul Mehansio, de la présidente de la Compagnie Mehansio, Appoline Kéi, et de la responsable de la programmation, Hortense Eloi.

Pour les organisateurs, il ne s’agit pas de célébrer la tradition comme un patrimoine immuable, mais de l’envisager comme une matière vivante, capable de nourrir la création contemporaine. « De la tradition » devient ainsi une invitation à explorer ce qui relie le passé au présent et ouvre des perspectives vers l’avenir.

 

La réflexion s’articule autour de quatre notions : les racines, la création, la transmission et l’avenir. Une approche qui place le corps et le mouvement au centre de la démarche artistique. Les créateurs sont notamment invités à revisiter les gestes hérités, à les transformer et à leur donner de nouvelles formes.

 

Croiser les disciplines et les générations

 

La danse occupera une place importante dans la programmation, aux côtés de la musique, du conte, du slam, de la photographie et du cinéma. Cette diversité doit permettre de multiplier les regards sur la tradition et de favoriser les échanges entre pratiques artistiques, cultures et générations.

 

Au-delà de la scène, les GADA revendiquent également une ambition sociale. Le festival entend faire de l’art un espace de dialogue et de rapprochement, en mettant en avant les valeurs de paix, de cohésion sociale et de diversité culturelle.

 

Trois jours entre Abidjan et Grand-Bassam

 

Le coup d’envoi sera donné le vendredi 23 octobre à l’Institut français de Côte d’Ivoire. La cérémonie d’ouverture sera suivie d’un intermède musical de BVKO Spirit, puis du solo Les Larmes de l’Océan de Daudet Grazaï. La soirée se poursuivra avec Full Moon, spectacle de la compagnie Atelier 3 + 1, dirigée par Josef Nadj.

 

Le lendemain, samedi 24 octobre, les GADA prendront leurs quartiers à la Cocoteraie des Arts de Mondoukou, à Grand-Bassam. Libation, ateliers, spectacles et rencontres rythmeront cette journée dédiée à la création et à la transmission. La programmation sera également marquée par un concert live de zouglou de Seba La Force Tranquille, avant une animation DJ.

 

Le dimanche 25 octobre, dernière journée du festival, sera consacré à la découverte et à l’apprentissage. Josef Nadj animera des ateliers de danse, tandis que Steven Tourbillon proposera une initiation au coupé-décalé. Le public pourra également se familiariser avec le masque Zaouli, figure emblématique du patrimoine culturel ivoirien.

 

Les festivités s’achèveront sur une note cinématographique avec la projection du film Les 3 Lascars 2.

 

À travers cette 5e édition, les Grands Ateliers des Arts entendent ainsi démontrer que la tradition n’est pas seulement un héritage à préserver. Elle peut aussi être un matériau de création, un langage à réinventer et un trait d’union entre les générations.

 

Du patrimoine aux formes artistiques de demain, les GADA 2026 font donc le pari d’une tradition en mouvement.

 

Olivia Durand

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